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    apic/ARM/ ordination des femmes

    Edimbourg: Le refus d’ordonner des femmes (030995)

    risque de diviser l’Alliance réformée mondiale

    M. Opocensky parle de "position hérétique"

    Edimbourg, 3septembre(APIC) Pour Milan Opocensky, secrétaire général de

    l’Alliance réformée mondiale (ARM) les Eglises qui persistent à refuser

    l’ordination des femmes ont adopté une "position hérétique" et risquent des

    sanctions de la part de l’ARM. Il précise cependant qu’une exclusion de la

    famille réformée - comme celle qui avait frappé les Eglises favorables à

    l’apartheid - n’était pas à l’ordre du jour.

    Selon Milan Opocensky qui participait à un rassemblement de représentants des Eglises réformées d’Europe, à Edimbourg, en Ecosse, l’égalité entre les hommes et les femmes touche à la nature profonde de l’Evangile

    chrétien. Elle doit être traitée comme "status confessionis" c’est-à-dire

    comme une question sur laquelle une divergence d’opinion est jugée assez

    importante pour diviser l’Eglise.

    Répondant au journaliste d’ENI, Milan Opocensky a déploré que certaines

    Eglises membres de l’ARM "continuaient sérieusement à penser qu’elles

    avaient le droit d’exclure les femmes de la prêtrise pour des raisons

    bibliques et théologiques". "Je pense que nous sommes obligés de contester

    cette position, non pas parce que c’est une question de justice, mais en

    nous fondant sur la confession et la foi," a-t-il affirmé. En 1992, un

    quart des Eglises membres de l’ARM n’ordonnaient pas encore de femmes.

    Milan Opocensky se demande si "nous pouvons être en communion totale

    avec les Eglises qui excluent les femmes de la prêtrise et d’autres

    fonctions". "Quand nous parlons de ce problème dans le contexte du ’status

    confessionis’, nous voulons montrer que c’est une question sérieuse qui demande toute notre attention et qui ne supportera aucun retard," a-t-il déclaré aux 250 participants de la réunion de l’ARM.

    "Il faut savoir si, en définitive, nous obéissons à l’Evangile ou si, en

    pratique, nous nous laissons diriger par un ordre religieux dépassé, la

    tradition et le confort des cultures qui nous entourent." Milan Opocensky a

    déclaré cependant qu’il "n’était pas encore prêt à exclure de la famille

    réformée les Eglises qui n’ordonnaient pas de femmes". "Mais je pense que

    nous devons être beaucoup plus cohérents et beaucoup plus sérieux en engageant un dialogue sincère et profond avec ces Eglises sur ce problème," at-il ajouté. (apic/eni/mp)

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