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    apic/Angola/Massacres

    Angola: violente offensive de l’armée gouvernementale (151194)

    275 personnes fusillées, 500 autres enterrées vivantes

    Luanda, 15novembre(APIC) Quelque 275 personnes ont été fusillées et 500

    autres enterrées vivantes en Angola, au cours d’une grande offensive lancée

    par l’armée gouvernementale angolaise dans le nord et le centre du pays, en

    particulier autour de Soyo (nord) et autour de Huambo (centre), et ce malgré la ratification des accords signés à Lusaka le 31 octobre 1994, apprend-on de source africaine sûre.

    Cette armée dispose de beaucoup de matériel et d’armement lourds et

    compte de nombreux mercenaires sud-africains, espagnols, brésiliens. Depuis

    des jours, l’aviation gouvernementale procède à des bombardements intensifs

    autour de Huambo. A cette heure, elle occupe la périphérie de la ville,

    l’UNITA tient le centre. La population a fui. Une partie s’est rassemblée

    dans un quartier qui semble moins exposé.

    De source africaine sûre, on apprend que le 9 novembre, à Chinguar, près

    de Cuito-Bié, toujours dans la région de Huambo, les soldats de l’armée

    gouvernementale ont pris 275 personnes, les ont attachées, puis fusillées,

    avant de brûler leurs corps.

    A Soyo, sur la côte nord, 36 militaires de l’UNITA qui s’étaient rendus

    ont été contraints par l’armée gouvernementale à monter dans des hélicoptères, non pour être emmenés à Luanda, comme on le croyait, mais pour les lâcher au dessus de la mer. A Soyo encore, toujours selon la même source, 500

    personnes, hommes et femmes, ont été enterrées vivantes par les soldats de

    l’armée gouvernementale.

    Mercredi dernier, à l’audience générale, Jean-Paul II n’avait pas caché

    son "amère désillusion" devant la situation en Angola après l’accord signé

    à Lusaka. "Je désire, avait-il déclaré, manifester ma profonde douleur devant la reprise et l’aggravation des combats en Angola. Ils causent en ces

    jours de nombreuses victimes. Ils contraignent des milliers de personnes,

    notamment dans le secteur de Huambo, à quitter leur maison, privés de tout

    bien". Le pape avait demandé aux responsables de l’Angola de "faire cesser

    les actions de guerre et de créer les conditions pour favoriser un nouvel

    esprit de réconciliation". (apic/cip/pr)

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