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    apic/Anglicans/Femmes prêtres/Augmentation de la pratique religieuse

    Eglise d’Angleterre: 1.400 femmes ont déjà été ordonnées(110495)

    Conséquence: une augmentation de la pratique religieuse!

    Paris, 11avril(APIC) Les partisans des femmes prêtres se félicitent: au

    bout d’un an, les anglicans constatent une augmentation de la pratique religieuse en Angleterre là où officient des femmes prêtres, note dans sa

    dernière édition le Bulletin d’information protestant (BIP) à Paris.

    Il y a un an, le 12 mars 1994, trente-deux femmes anglicanes étaient ordonnées prêtres a Bristol. Aujourd’hui, écrit le BIP, un bulletin hebdomadaire édité par la Fédération protestante de France, elles sont plus de

    1.400, soit environ le dixième du clergé anglican.

    Les femmes attirent de nouveaux pratiquants

    Or, d’après un livre du chanoine anglican Robert Warren, chargé de

    l’évangélisation, ouvrage intitulé "Pour créer des communautés missionnaires", il semble que l’ordination des femmes joue un rôle primordial pour

    attirer de nouveaux pratiquants. "Nous n’avons pas de statistiques précises, dit-il, mais tout porte à croire que les églises où une femme est nommée attirent entre 10 à 30 % de fidèles en plus. Les femmes ont le talent

    de créer des relations personnelles avec les laïcs, qui viennent leur demander plus volontiers conseil qu’à des hommes prêtres".

    Ainsi, Patricia Pinlerton, quatre ans diaconesse, puis ordonnée prêtre

    l’an dernier dans la communauté rurale de la Forêt de Dean, à l’ouest de

    l’Angleterre, a vu quintupler le nombre de personnes venant régulièrement

    communier le dimanche. Elle reste modeste dans l’explication de ce phénomène: "Les gens, qui ne voyaient pas bien le rôle de la foi dans leur vie

    quotidienne, sont prêts à essayer à nouveau avec une femme prêtre, qui envisage différemment sa fonction pastorale". Selon elle, les femmes prêtres

    se trouvent d’emblée au même niveau que les fidèles, et non pas sur un piédestal.

    Pourtant, la tâche des nouvelles recrues n’est pas facile: on leur confie souvent des paroisses difficiles, comme celle des banlieues déshéritées

    des grandes villes. Par exemple, June Osborne, nommée dans une petite église à l’Est de Londres, a transformé celle-ci en un centre d’accueil social.

    Résultat: le nombre des pratiquants réguliers s’est multiplié par dix en un

    an, pour dépasser à présent la centaine. (apic/bip/be)

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