Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 63 lignes (max. 75 signes), 635 mots et 4562 signes.

    apic/AmnestyInter

    Cri d’alarme d’Amnesty International contre (040397)

    l’usage de la torture à l’électricité

    Berne, 4mars(APIC) Les "matraques" électriques sont en train de devenir

    rapidement l’outil de prédilection des tortionnaires", dénonce Amnesty

    International(AI). L’organisation a recensé des cas de torture à

    l’électricité dans 50 pays, dont 18 ont eu recours à des dispositifs

    portatifs modernes envoyant des décharges. L’AI lance un appel aux

    producteurs pour que de telles armes ne puissent plus être légalement

    exportées vers des pays ayant recours à la torture. Elle demande également

    la suspension immédiate de l’usage de ce type d’armes dans les opérations

    de maintien de l’ordre.

    Selon le rapport publié mardi par Amnesty International, il apparaît que

    les tortionnaires préfèrent avoir recours à la torture à l’électricité,

    parce que cette méthode ne laisse pas de traces compromettantes sur le

    corps des victimes. Le témoignage de "Roberto", professeur d’université

    zaïrois de cinquante ans, détenu et torturé pendant quatre semaines après

    avoir tenté d’organiser un forum sur la paix en 1991, en est la preuve.

    Dans ce rapport, l’Organisation montre que la production, la vente, la

    publicité et l’usage abusif des armes électriques incapacitantes sont en

    train de se généraliser."Il s’agit d’une industrie florissante dont les

    produits ne sont, bien souvent, pas correctement testés. Ce n’est un secret

    pour personne que bon nombre des "clients" n’hésitent pas à les utiliser

    pour torturer systématiquement hommes, femmes et enfants". Pourtant, de

    nombreux pays - y compris les Etats-Unis, qui sont les plus gros

    producteurs - autorisent ce commerce et quelques-uns, comme la France, ont

    même participé activement à sa promotion".

    La campagne d’Amnesty International contre la torture à l’électricité

    dure depuis plusieurs années. Aujourd’hui, elle vise particulièrement les

    armes incapacitantes qui, à la différence des aiguillons électriques, sont

    conçues pour infliger une vive douleur en l’espace de quelques secondes.

    Elles peuvent même provoquer une paralysie temporaire. La douleur décrite

    par les personnes qui ont été victimes de ce genre de torture témoigne de

    ses effets traumatisants.

    Dans ce contexte, l’organisation appelle tous les gouvernements

    concernés à n’accorder aucune licence d’exportation pour des armes

    électrifiés destinées à des pays où le recours à la torture et aux mauvais

    traitements a été signalé. Elle invite également les entreprises qui

    commercialisent ce type d’armes à ne pas les exporter vers ces pays.

    L’AI se préoccupe en outre de l’usage par certains pays des armes

    incapacitantes envoyant des décharges électriques, tels les pistolets et

    matraques à décharges qui peuvent paralyser quelqu’un pendant quinze

    minutes. Les boucliers électrifiés; les pistolets incapacitants qui peuvent

    être mortel; les ceintures incapacitantes que portent de plus en plus les

    accusés devant les tribunaux sont toutes des armes dont Amnesty

    International exige la prohibition.

    L’organisation condamne en outre l’usage des armes mixtes fabriquées par

    certaines sociétés en Chine, à Taiwan et aux Etats-Unis et qui pulvérisent

    du gaz lacrimogène et du gaz poivre dont les étincelles peuvent mettre le

    feu à des substances inflammables telles que l’alcool contenu dans les

    aérosols. Elle fait état de plus de cent entreprises dans des pays

    industrialisés, comme l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Belgique, la Chine,

    les Etats-Unis, la France, Israël et Taïwan, qui ont mis sur le marché des

    armes de ce type. Les fabricants américains représentent toutefois près de

    la moitié des fournisseurs.

    Amnesty a recensé des cas de torture à l’électricité dans cinquante pays

    au moins depuis 1990, de l’Algérie au Zaïre. La torture à l’électricité est

    notamment très répandue en Arabie Saoudite. L’usage de matraques

    électriques est le plus répandu est en Chine. A Chypre, un rapport du

    gouvernement a confirmé en 1995 que plusieurs personnes détenues dans le

    poste de police de Limassol en 1992 avaient été soumises à des décharges

    électriques appliqués sur diverses parties du corps. Au Liban,

    l’organisation a reçu des informations selon lesquelles des prisonniers ont

    été torturés avec des matraques électrifiées au ministère de la Défense, en

    1994. (apic/com/fd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus