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    apic/Aide au peuple Kurde

    Fribourg: L’ACAT continue à défendre la cause du peuple kurde (211195)

    Fribourg, 21 novembre(APIC) Le comité d’aide au peuple kurde, placé sous

    l’égide de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

    (ACAT/Fribourg), a réitéré son soutien à la cause de ce peuple victime de

    violations des droits de l’homme toujours plus nombreuses. Pour l’ACAT, une

    dénonciation internationale de la politique turque reste plus que jamais

    nécessaire.

    Dans l’immédiat les membres de l’ACAT vont continuer à soutenir par leur

    courrier les quatres parlementaires kurdes encore emprisonnés pour leur action politique.

    La Turquie pour faire bonne figure aux yeux des Européens et tenter

    d’obtenir des accords douaniers s’efforce de donner des signes d’apaisement

    et promet aujourd’hui des réformes. Les voyageurs qui ont visité récemment

    la pays témoignent du contraire. Sur le terrain la répression s’aggrave. La

    question kurde est encore et toujours considérée par la Turquie comme une

    affaire strictement intérieure qui ne peut être résolue que par l’éradication totale des "terroristes" et des "séparatistes", a souligné vendredi

    lors de l’assemblée la conseillère nationale Angeline Fankhauser (so/BL).

    Pour preuve la condamnation à 203 ans de prison d’Ismaïl Besikci, sociologue et historien turc, spécialiste de la question kurde. L’ACAT s’est également engagée à lui apporter un soutien moral.

    Le comité d’aide au peuple kurde entend par ailleurs intervenir auprès

    des représentants suisses auprès du Conseil de l’Europe pour faire valoir

    que la Turquie ne saurait être admise en son sein avant d’avoir réglé la

    question du respect des droits de l’homme.

    Répression "scientifique"

    Catherine Brugger, de retour du Kurdistan, a témoigné combien la répression s’est faite plus ciblée, plus "scientifique". Tous les postes militaires disposent d’ordinateurs et de listes de gens suspects. Les arrestations

    discrètes de nuit ont remplacé les razzias collectives. Les détenus disparaissent souvent définitivement. L’obtention de papiers administratifs est

    devenue très difficile, voire impossible pour certains. Des permis sont nécessaires pour se déplacer parfois d’un village à l’autre, les contrôles

    policiers sont incessants. L’armée dotée de nombreux véhicules blindés est

    omniprésente.

    Une situation qui pousse les Kurdes à se tourner vers la guérilla du PKK

    ou à émigrer vers les périphéries des villes où ils ne disposent d’aucune

    existence légale. Les tentatives de la Croix-Rouge ou des ONG internationales pour apporter de l’aide à ces réfugiés sont restées lettre morte puisque la Turquie maintient qu’il s’agit d’un conflit interne.

    Une information rigoureuse et une action déterminée dans le domaine des

    droits de l’homme sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires pour redonner un peu d’espoir à ce peuple, conclut l’ACAT. (apic/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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