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    apic/Afrique du Sud/ Commission droits de l’homme/ Desmond Tutu

    Afrique du Sud: La "Commission de vérité (160496)

    et de réconciliation" commence ses travaux

    Desmond Tutu: "pas de vengeance, mais savoir ce qui s’est passé"

    East London (Afrique du Sud), 16avril(APIC) Pour l’archevêque Desmond Tutu, président de la Commission chargée d’enquêter sur les violations des

    droits de l’homme commises durant le régime de l’apartheid en Afrique du

    Sud, la majorité des Sud-Africains noirs victimes des violations de droits

    de la personne ne cherchent pas la vengeance. "Ce que nous voulons c’est

    que l’on sache ce qui s’est passé."

    L’archevêque anglican a fait cette déclaration dimanche lors d’un service religieux célébré dans la localité noire d’East London, la veille de

    présider la première audition publique de la "Commission de vérité et de

    réconciliation".

    La Commission est chargée d’enquêter aussi bien sur les violations des

    droits de la personne commises par les partisans de l’ancien régime que par

    les membres des mouvements de libération.

    En ouverture de la session de lundi, l’archevêque a allumé un cierge en

    souvenir de ceux qui sont morts ou sont disparus durant la lutte contre

    l’apartheid. "Nous aspirons à tirer un trait sur les souffrances et les divisions entraînées par l’apartheid et toutes les violences qui ont déchiré

    nos communautés", a-t-il déclaré. "J’espère que ceux qui ont été meurtris

    dans leur chair et dans leur âme retrouveront la paix grâce à cette Commission".

    Un peuple traumatisé

    Nous sommes chargés de dévoiler la vérité sur cette période obscure, de

    mettre le spectre de ce passé au repos et de ne pas le laisser revenir nous

    hanter. Nous voulons contribuer à la guérison d’un peuple traumatisé et

    blessé - car tout le peuple d’Afrique du Sud est un peuple blessé - et ainsi promouvoir la réconciliation", a poursuivi l’archevêque.

    Les débats devront permettre de déterminer quelles sont celles et ceux

    dont les droits ont été gravement bafoués. La Commission aura aussi le pouvoir d’accorder l’amnistie à des auteurs de violations des droits de la

    personne. Ceux qui voudront obtenir l’amnistie devront cependant dévoiler

    toute la vérité et pas simplement se contenter d’une confession. (apic/eniba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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