Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 74 lignes (max. 75 signes), 780 mots et 5474 signes.

    apic/AECP/Fribourg/Budget/Statut des agents pastoraux

    Fribourg: Séance plénière de l’Assemblée ecclésiastique provisoire (061194)

    Manifestation de confiance en l’Autorité diocésaine

    Fribourg, 6novembre(APIC/Bernard Bovigny) Par un vote indicatif, l’Assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg (AECP),

    réunie samedi en séance plénière à Regina Mundi, a accepté de confier au

    vicariat épiscopal la question du statut des agents pastoraux oeuvrant au

    niveau supraparoissial. Une solution proposée par la Commission IV et qui

    était appuyée par le chanoine Jacques Banderet, vicaire épiscopal.

    Dans la foulée, les membres de l’AECP ont opté pour le principe d’une

    enveloppe budgétaire confiée à l’Autorité diocésaine par les délégués de la

    future Corporation ecclésiastique cantonale. Ainsi, ces derniers ne seront

    pas appelés à se prononcer sur la légitimité de tel ou tel poste pastoral

    supraparoissial mis au budget; ils n’auront que la possibilité d’approuver

    ou de refuser le montant total soumis au vote. Ces décisions doivent encore

    passer la rampe lors de l’adoption du Statut.

    Le rapport de la Commission IV ("Emplois pastoraux"), présidée par Raphaël Barras, a mis en évidence une carence du système actuel de l’Eglise

    fribourgeoise. Les prêtres et les laïcs francophones oeuvrant au niveau

    cantonal dépendent aujourd’hui de deux instances: l’autorité diocésaine,

    représentée par le vicariat épiscopal, comme employeur, et l’Administration

    des tâches supraparoissiales, organe émanent des paroisses, pour l’approbation des postes et la gestion des salaires.

    Cette situation de pouvoir bicéphale est jugée insatisfaisante par la

    Commission IV, car elle laisse trop peu de liberté de mouvement à l’autorité diocésaine. La Commission propose donc de confier au vicariat épiscopal

    toutes les questions relatives à la gestion et au statut des agents pastoraux oeuvrant au niveau supraparoissial, à l’exception de la question du

    financement et de la fixation de la rémunération des emplois pastoraux, qui

    fera l’objet d’une convention à passer entre l’Autorité diocésaine et la

    Corporation ecclésiastique cantonale.

    Un seul employeur

    Certains délégués reprochent à cette solution de charger l’Autorité diocésaine avec des questions administratives, et de nécessiter la mise en

    place d’une administration du personnel auprès du vicariat épiscopal. "La

    situation actuelle fonctionne bien, alors pourquoi la changer? Et ce n’est

    pas à l’Autorité diocésaine de s’occuper des questions matérielles", estime

    Michel Monney, rejoint dans ses conclusions par Marie-Anne Heimo, August

    Oberson, Moritz Boschung et le curé Arthur Oberson, lequel craint que ce

    centralisme agisse au détriment de la dynamisation de la pastorale.

    "La situation actuelle est insatisfaisante; si cette solution est adoptée, les agents pastoraux ne seront plus assis entre deux chaises", affirme

    pour sa part Monique Castella. Cet avis est partagé par Christine HeckelDroux, elle-même agente pastorale, qui préfère dépendre d’un seul employeur. Béat Renz, Hubert Niclasse et Marie-Josèphe a Marca se sont également exprimés en faveur de cette nouvelle proposition.

    Le chanoine Banderet a estimé que les thèses de la Commission IV contribueront à bâtir l’Eglise de l’an 2’000, car elles permettront aux instances

    ecclésiales de prendre des options pastorales avec plus de liberté. Au

    vote, les délégués ont accepté par 50 voix contre 12 le principe de confier

    au vicariat épiscopal les questions relatives au statut des agents

    pastoraux (prêtres et laïcs) travaillant pour l’Eglise au niveau cantonal.

    Principe de l’enveloppe budgétaire adopté

    Le principe de l’enveloppe budgétaire détaillée confiée à l’autorité

    diocésaine a également été approuvé par une confortable majorité: 48 contre

    17. Si cette décision passe la rampe lors de l’approbation du Statut, les

    délégués de la Corporation ecclésiastique cantonale ne pourront pas contester les options prises par le vicariat épiscopal, sauf à refuser le budget

    en bloc. Des délégués comme Jacques Berset et Willy Neuhaus ont tenté en

    vain de faire valoir que le vote par rubrique - tel qu’il se pratique au

    niveau paroissial, communal ou cantonal - permet davantage un débat démocratique fructueux, donnant ainsi une plus grande légitimité et garantissant une plus grande acceptabilité des décisions prises.

    Mais la future Corporation cantonale conservera néanmoins des gardefous: ainsi, toutes les rubriques du budget - qui seront d’abord négociées

    avec le comité de la Corporation cantonale - seront détaillées et les montants y relatifs précisés, et d’autre part les délégués voteront tout de

    même sur le montant global.

    Par ailleurs, la discussion qui s’engagera à la lecture des différentes

    rubriques permettra au vicariat épiscopal de vérifier si ses options ont

    l’heur de plaire aux représentants des paroisses et mouvements. En cas de

    refus du budget, le vicariat devra tenir compte des voeux de l’assemblée et

    définir éventuellement des priorités en cas d’impasse budgétaire. "Et que

    se passera-t-il si le vicariat épiscopal et la Corporation cantonale n’arrivent pas à s’entendre ? Qui décidera ?", s’est demandé Jean-Marie Dévaud.

    "Ceux qui ont l’argent...", a répondu, de façon réaliste, Isabelle Chassot,

    vice-présidente de la Commission IV. (apic/bb/ka/gs/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus