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    Toujours des réactions après le premier accord (030194)

    apic/Accord/Vatican/Israel

    diplomatique entre Israël et le Saint-Siège

    Joie en France, hostilité au Liban et en Syrie

    Paris/Damas/Beyrouth, 3janvier(APIC) La signature à Jérusalem, jeudi 30

    décembre, de l’"Accord fondamental", premier accord diplomatique entre Israël et le Saint-Siège, continue de susciter des réactions diverses, voire

    divergentes. Si l’on salue ce document, particulièrement dans le monde occidental, où l’on souligne sa grande portée symbolique et sa contribution

    pour la paix, on ne l’apprécie guère à Damas, à Beyrouth ou à Téhéran. Dans

    le monde arabe, les milieux fondamentalistes n’hésitent pas à crier à la

    "trahison".

    Les catholiques doivent se "réjouir profondément" de ce "premier accord

    fondamental" entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël, estime la Conférence

    des évêques de France. Dans un communiqué publié lundi 3 janvier et signé

    par le président et le secrétaire du Comité épiscopal pour les relations

    avec le judaïsme, Mgr Gaston Poulain, évêque de Périgueux, et le Père Dujardin, les évêques français soulignent que ce document a une "portée éthique" et pas seulement juridique.

    "Il faut espérer qu’il lèvera toutes les incertitudes qui demeuraient

    dans la conscience de beaucoup de chrétiens sur la légitimité du retour du

    peuple juif sur la terre d’Israël. Il faut espérer aussi qu’il convaincra

    le peuple juif de la profondeur du changement de regard de l’Eglise à son

    endroit. Il faut espérer enfin qu’il permettra l’établissement de la paix

    dans la justice pour tous", écrivent les évêques de France. Sans mentionner

    une seule fois les "Palestiniens" en tant que tels, ce communiqué se conclut par le souhait que cet accord apparaisse comme un moment significatif

    parce que symbolique dans le processus de paix qui se déploie au Proche

    Orient aujourd’hui".

    Pour Mgr Abou Mokh, une "démarche précipitée"

    A Damas, Mgr François Abou Mokh, vicaire patriarcal des grecs melkites

    catholiques d’Antioche, estime dans le journal officiel syrien "Tishrin"

    que le moment n’est "pas opportun" pour l’établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et Israël. Il considère la signature de l’accord historique du 30 décembre comme une "démarche précipitée". Pour l’archevêque gréco-catholique, Israël n’a rien changé à sa politique d’occupation de territoires arabes et d’oppression des Palestiniens.

    Le gouvernement syrien, ce lundi, dans le journal de langue anglaise

    "Syrian Times", a qualifié cet accord de "sacrilège" et de "coup contre les

    droits et les aspirations de tous les arabes chrétiens et musulmans". L’organe officiel du gouvernement accuse le Vatican d’avoir approuvé l’occupation de territoires arabes et d’avoir commis une grave erreur "en se mettant du côté de l’agresseur israélien".

    "Syrian Times" reproche encore à Rome d’avoir renoncé de façon légère à

    la ville sainte de Jérusalem. Le journal syrien s’en prend également aux

    articles deux et quatre de l’accord du 30 décembre, concernant la coopération entre Israël et le Saint-Siège pour combattre toutes les formes d’antisémitisme et toutes les formes de racisme et d’intolérance religieuse,

    ainsi que le respect du "statu quo" concernant les lieux saints chrétiens.

    Au Liban comme à Téhéran, les milieux fondamentalistes chiites ont accusé le pape et le Vatican d’avoir fermé les yeux sur les "crimes du régime"

    en Israël. Le journal iranien "Djumhuri Islamyi" parle même de "trahison".

    Le cheikh Mohammed Hussein Fadlallah, leader spirituel du hezbollah libanais a estimé à Beyrouth que cet accord contredisait les principes chrétiens, parce qu’il n’était pas guidé par la justice, arguant que le document ne condamne pas les actes de violence commis contre les Palestiniens.

    (apic/kna/cic/com/be)

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