Paris, 1eraoût(APIC) Rencontrer 4 ermites, voyager au pays de
l’intériorité, c’est l’invitation que nous fait Patrice Chagnard, sur
Antenne 2 ces quatre dimanches d’août dans l’émission "Le Jour du
Seigneur".
Pendant un mois, les 7, 14, 21 et 28 août, nous pourrons apprendre à
mieux connaître la tradition pluriséculaire des ermites. Cette tradition
qui a commencé en Egypte au IVème siècle avec des hommes comme Saint Antoine et Saint Macaire, est encore bien vivante aujourd’hui. Il y a en effet
actuellement plus de 300 ermites en France.
Ce choix de vie radical, cette vocation très particulière sont ressentis
d’une façon très personnelle par chaque ermite. En Egypte, Matta el Meskin
(Mathieu le pauvre) après avoir vécu 30 ans dans une grotte, est devenu le
père spirituel d’un monastère qui rassemble autour de lui une centaine de
moines; Elia, l’un de ses compagnons, a préféré continuer sa vie de solitude totale dans le désert, sur le lieux mêmes ou vécut Saint Macaire, seize
siècles auparavant.
Soeur Myriam, une bénédictine portugaise, a été attirée très tôt par la
vie contemplative et le partage avec les plus pauvres. Elle a d’abord vécu
dans les bidonvilles de Lisbonne avant de découvrir que dans la prière, elle pouvait rejoindre tous les pauvres du monde. Ce mystère de la communion
au monde vécu dans la solitude la plus rigoureuse est l’un des grands paradoxes de la vie d’ermite. La passion avec laquelle Soeur Myriam confie ce
qui est le secret de son existence permet de toucher cette réalité sur laquelle se fonde son choix.
André, poète et aventurier toujours en quête de l’essentielle liberté,
voyage dans les étoiles, conduit sa vie comme un savant. Il prend des risques, il connaît la peur et la joie de parcourir d’autres mondes. Mais il
trouve aussi, pour nous parler de ses expériences, cet humour qui est le
signe de la vraie liberté intérieure celle que l’on croyait pouvoir conquérir et qui est finalement reçue comme un don.
Enfin, Marie-Claire, dans une solitude lumineuse toute imprégnée de la
présence d’un monde angélique, sans sortir de cette intériorité qui fait
sonner chaque mot, nous dit ses joies et son combat, elle chante sa confiance et nous rend sensible la présence de cet Invisible qui est pour elle
seul réel. "Rien d’exceptionnel, dit-elle, cela arrive à tous ceux qui
prient longuement..."
Chacun de ces dimanche d’août, après la messe, "Le Jour du Seigneur" se
terminera par des contes-apophtegmes des Pères du désert, histoires très
imagées et riches à méditer. (apic/bd)