Annecy: Assemblée générale de la Conférence des OIC (231189)
Annecy, 23novembre(APIC) La trentaine d’organisations présentes à Annecy
à l’assemblée générale de la Conférence des Organisations Catholiques (OIC)
qui s’est tenue du 16 au 21 novembre en présence de représentants du SaintSiège se sont données, en la personne de l’Egyptien Amin Fahim, un nouveau
président. Amin Fahim, dont le mandat est de deux ans, est président ad intérim du Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE): il remplace
la Française Geneviève Rivière.
Les OIC - mouvements, associations, fédérations - présentes dans tous
les continents, recouvrent une large variété de domaines et oeuvrent dans
tous les secteurs de l’activité humaine: Milieux de vie, famille, jeunesse,
enseignement, communication, santé, travail, droits de l’homme... Dans une
déclaration adoptée à l’issue des travaux, les participants "reconnaissent
que la large variété de leurs engagements et les manières diverses mais adaptées avec lesquelles ils annoncent l’Evangile, loin de poser problème,
constitue une richesse". Ils précisent que, "selon les situations et les
moments, l’annonce de l’Evangile doit se faire explicitement ou s’exprimer
à travers une action".
La "Déclaration d’Annecy" affirme en outre la volonté des participants
de s’inscrire dans la ligne du Concile Vatican II, et particulièrement de
sa constitution sur "L’Eglise dans le monde de ce temps", ainsi que de mettre en application le document proposé par Jean Paul II au lendemain du
Synode sur les laïcs.
Les participants réaffirment dans cette déclaration quelques convictions
et principes. "Approfondissant l’intuition des fondateurs de chacune de
leurs organisations, attentifs aux signes des temps", ils font face "aux
multiples défis que le monde d’aujourd’hui et de demain pose et posera à la
transmission de l’Evangile en paroles et en actes". Les OIC disent aussi
leur volonté de "participer à l’humanisation du monde, en collaboration
avec tous ceux, croyants ou incroyants, qui sont déjà attelés à cette tâche". Si elles entendent "garder le souci du renouvellement de l’ordre temporel en lui apportant une dimension supplémentaire, celle de la spiritualté de l’Eglise", les OIC, "conscientes à la fois de leurs possibilités et
de leurs limites, veulent collaborer autant que possible avec les partenaires d’autres confessions et d’autres religions qui ont des objectifs semblables".
Les laïcs prennent la parole
Plusieurs résolutions ont également été adoptées sur des projets concrets. Constatant ainsi l’importance du thème de l’évangélisation, "qui
constitue d’ailleurs la raison d’être des OIC", l’assemblée générale,
"consciente de la place irremplaçable des laïcs", propose que la Conférence
des OIC "organise une très large rencontre sur ce thème, au cours de laquelle des laïcs des OIC exprimeront leurs expériences et leurs réflexions
sur l’évangélisation". Cela pourrait se faire sous forme de symposium, colloque, conférence, forum ou débat, sur "l’actualité des OIC d’aujourd’hui
dans le monde et dans l’Eglise".
Une autre résolution est consacrée aux enjeux de la Décennie Mondiale du
Développement Culturel (DMDC). Envisageant un prolongement de la contribution des organisations jusqu’à la mi-décennie (1992 ou 1993), elle propose
de "préparer les conditions d’un colloque de haut niveau, en liaison avec
l’UNESCO et le Conseil pontifical pour la culture.
Le dialogue JOC/CIJOC
Lors de la partie statutaire, il a été fait état de l’évolution et des
adaptations dans les relations que la Conférence des OIC entretient avec
chacun des Centres Internationaux, notamment ceux de New York, Paris et Genève. Un protocole d’accord a été signé, qui régit les rapports avec le
Centre International Catholique pour l’UNESCO (Paris).
Outre l’adhésion de deux nouvelles associations, ce qui porte à trentecinq le nombre des organisations membres de la Conférence des OIC, l’assemblée statutaire avait encore à son programme le dialogue entre la Jeunesse
Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI et la Coordination internationale
JOC (CIJOC), reconnue comme OIC par le Saint-Siège au détriment de la JOCI.
A sa demande, celle-ci a été élue membre associé de la Conférence. Quant à
la CIJOC, qui avait posé sa canditature comme membre de plein droit, elle a
accepté d’y renoncer pour faciliter une médiation proposée par le comité de
continuité de la Conférence et ratifiée par l’assemblée générale. (apiccip/pr)