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    L'église Notre-Dame des victoires de Massangsano, en Angola, avant sa restauration © flickr mp3ief CC BY-NC-SA 2.0

    Angola: Réouverture définitive du sanctuaire Notre-Dame des Victoires de Massangano

    Luanda, 27.08.2015 (cath.ch-apic) Le sanctuaire Notre-Dame des Victoires de Massangano, à Cuanza Norte, au nord de l’Angola, construit au XVIe siècle par les premiers missionnaires catholiques dans le pays, a repris ses activités en fin de semaine dernière, après une vaste campagne de restauration, rapporte l’Agence de presse angolaise (ANGOP).

    Le sanctuaire est classé comme patrimoine culturel depuis 1923. La restauration de l'église a été le dernier acte des travaux en vue de sa réouverture. Cette restauration fait partie d'un processus qui vise à récupérer le patrimoine historiques de la localité de Massango, ville fondée par les Portugais en 1580, au confluent des fleuves Kwanza et Lucala.Massangano a été la capitale provisoire de l'Angola, après l'occupation de Luanda par les Hollandais en 1640, sous le règne du capitaine portugais Paulo Dias de Novais, mort et enterré dans la même localité. On y trouve également un cimetière où se reposent les corps de 19 Pères capucins, décédés de maladies, sous le règne de roi Ngola Kiluanje.

    Le sacrifice de 23 capucins

    La localité comprend aussi un tribunal et une prison de la période pré-coloniale, ainsi que les vestiges du premier Conseil de l'Angola, du marché des esclaves, de la forteresse des Portugais le long du fleuve Kwanza.Le supérieur de l'ordre des capucins en Angola, le Frère Afonso Nteka, cité par l’agence, a estimé que cette reprise normale des activités du sanctuaire est "une œuvre éternelle entamée par ses fondateurs".Pour le prêtre angolais, le sacrifice des premiers capucins a permis la construction du sanctuaire. Au total, 23 religieux sont décédés des suites de maladie durant les travaux et ceux qui ont résisté en ont gardé des séquelles indélébiles. C’est pourquoi, la congrégation des capucins a jugé bon de récupérer ce lieu de prière, après de longues années d'abandon. Le sanctuaire avait été provisoirement rouvert en décembre 2011. Désormais la congrégation souhaite l'installation permanente d'un groupe de missionnaires capucins, pour y célébrer des messes et organiser diverses activités religieuses.Les autorités angolaises se félicitent aussi de cette réouverture et espèrent un développement économique et social de la région grâce aux pèlerinages. (apic/ibc/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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