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    Plaidoyer pour l’adoption d’un traité sur le commerce des armes

    Angleterre: AI dénonce les membres du G8 qui arment ceux qui violent les droits humains

    Londres, 20 mai 2003 (Apic) Les membres du G8 arment des régimes répressifs, comme avait été armé l’Irak, avant que deux de ces mêmes pays n’envahissent ce territoire du Golfe. Pour le désarmer. Selon Amnesty International, deux tiers de l’ensemble des transferts d’armes réalisés dans le monde entre 1997 et 2001 proviennent de cinq membres du G8, qui s’apprêtent à se rencontrer à Evian, en France. Sont montrés du doigt les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et l’Allemagne.

    Dans son nouveau rapport Amnesty International (AI) dénonce les membres du G8 dont la technologie militaire et sécuritaire continue d’être transmise à des régimes répressifs. Et cela, dit AI, en violation des principes régissant les transferts d’armes classiques signés il y a bientôt dix ans. Le Canada et l’Italie et le Japon sont également visés par l’organisation de défense des droits de l’homme, qui rappelle les promesses non tenues, pourtant renouvelées en 1998. Ils s’engageaient notamment à éviter "les transferts susceptibles d’être utilisés aux fins de violation ou suppression des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

    Alors que les pays membres du G8 s’apprêtent à prendre part au sommet d’Evian, AI déplore que rien n’a changé. Au contraire sans doute, puisque les deux tiers de l’ensemble des transferts d’armes réalisés dans le monde entre 1997 et 2001 proviennent de cinq membres du G8: les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et l’Allemagne.

    Pour AI, ces pays, y compris le Canada, l’Italie et le Japon, font peu de cas des dispositions de leur législation - facilement détournée - qui prévoient que toute exportation de matériel militaire est soumise à l’obtention d’un permis spécial. AI révèle dans son nouveau rapport comment les marchands et les trafiquants d’armes basés dans la plupart des pays du G8, parviennent à équiper des forces responsables d’atteintes aux droits humains en délocalisant leurs activités dans des pays où les contrôles sont plus laxistes.

    Selon Brian Wood, coordonnateur international de l’action d’AI en faveur du contrôle des armes, "on ne peut pas permettre à la communauté internationale de fournir des armes à ceux qui commettent de graves atteintes aux droits fondamentaux de la personne humaine (.), au point qu’ils finissent par agir en toute impunité". Pour y remédier, AI appelle à l’adoption d’un traité sur le commerce des armes, destiné à renforcer et à harmoniser les contrôles existant au niveau national et à couper les sources d’approvisionnement en armes aux auteurs d’atteinte aux graves violations des droits humains. (apic/com/jv)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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