«Au cours de mon séjour prolongé à l’hôpital, je fais l’expérience de l’attention du service et de la tendresse des soins, en particulier de la part des médecins et du personnel soignant, que je remercie du fond du cœur», indique François dans sa méditation de l’Angélus de ce 9 mars 2025, premier dimanche de Carême.
Comme c’est le cas depuis le début de son hospitalisation il y a trois semaines, le pape n’a pas été en mesure de s’exprimer ni d’apparaître en public mais son texte a été diffusé par écrit.
Le "miracle de la tendresse"
«Pendant que je suis ici, je pense à tant de personnes qui, de différentes manières, sont proches des malades et sont pour eux un signe de la présence du Seigneur. Nous avons besoin de cela, du 'miracle de la tendresse’, qui accompagne ceux qui sont dans l’épreuve, apportant un peu de lumière dans la nuit de la douleur», indique le pape, hospitalisé pour une infection respiratoire et une pneumonie qui malgré la «légère amélioration» mentionnée dans le bulletin médical d’hier, continuent à l’affaiblir.
«Je voudrais remercier tous ceux qui me manifestent leur proximité dans la prière: merci à vous tous! Je prie aussi pour vous», assure François, qui explique s’unir spirituellement à la retraite de la Curie romaine.
Dans ce texte, le pape exprime aussi sa reconnaissance pour le service assumé par les volontaires, qui vivent leur Jubilé ce week-end. «Dans nos sociétés trop asservies à la logique du marché, où tout risque d’être soumis au critère de l’intérêt personnel et de la recherche du profit, le volontariat est prophétie et signe d’espérance, parce qu’il témoigne de la primauté de la gratuité, de la solidarité et du service aux plus démunis», souligne François.
«Merci d’offrir votre temps et vos compétences; merci pour la proximité et la tendresse avec lesquelles vous vous occupez des autres, en éveillant en eux l’espérance!», indique le pontife.
En ce premier dimanche du Carême, le pape François définit cette période liturgique comme un «itinéraire pénitentiel de quarante jours qui nous appelle à la conversion du cœur». «Efforçons-nous d’en faire un temps de purification et de renouvellement spirituel, un chemin de croissance dans la foi, l’espérance et la charité», demande–t-il.
La paix pour l'Ukraine martyrisée
«Continuons à invoquer le don de la paix, en particulier pour l’Ukraine martyrisée, la Palestine, Israël, le Liban et la Birmanie, le Soudan et la République démocratique du Congo», exhorte–t-il enfin, dans un contexte de fortes tensions internationales.
Le ponte indique aussi avoir «appris avec inquiétude la reprise des violences dans certaines régions de la Syrie». Il indique souhaiter «qu’elles cessent définitivement, dans le plein respect de toutes les composantes ethniques et religieuses de la société, spécialement des civils». Ces derniers jours, de violents affrontements ont opposé les forces du nouveau régime à des alaouites, la minorité chiite dont était issu l’ancien président Bachar El-Assad.
Des sources vaticanes indiquent que cette situation préoccupante pour l’Église locale a pu être abordée lors d’une visite du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, et du substitut, Mgr Edgar Peña Parra, qui se sont rendus auprès du pape François à la polyclinique Gemelli ce dimanche matin. (cath.ch/imedia/cv/bh)