Un gigantesque incendie a ravagé une église d’Amsterdam datant du XIXe siècle dans la nuit du 1er janvier 2026. Le feu s’est déclaré pour une raison inconnue à la Vondelkerk (l’église Vondel), chef-d'œuvre de l'architecture néogothique situé en plein centre d'Amsterdam. Une enquête a été ouverte, la piste des feux d’artifice du nouvel an est privilégiée.
Un incendie spectaculaire a détruit la Vondelkerk, église emblématique de la capitale néerlandaise, dans la nuit du 1er janvier 2026, peu après 0h50, rapporte le site Beauxarts. Alors qu'un risque d'effondrement complet de l'édifice a d'abord été envisagé, la structure devrait toutefois rester intacte, ont indiqué les autorités d’Amsterdam. Situé à l’ouest de la ville, qu’il dominait depuis 1872, cet édifice néogothique du XIXe siècle a subi de graves dommages. «La cathédrale Vondelkerk est irrécupérable», a déclaré une porte-parole du service de sécurité d’Amsterdam-Amstelland.
Le feu, parti du sommet de la tour, s’est rapidement propagé à l’ensemble de la structure, provoquant l’effondrement de son clocher de 50 mètres de haut, mais aussi de son toit et de sa nef, tandis que la survie du reste du bâtiment, très fragilisé, n’est pas garantie.
En raison d’un important dégagement de fumée et du risque de la propagation de l’incendie à d’autres bâtiments, dûs à un fort vent, des dizaines d’habitants ont été évacués. Environ 90 foyers de la Vondelstraat ont été privés d’électricité par mesure de sécurité. Les pompiers ont lutté jusqu’au milieu de la journée du 1er janvier pour éteindre définitivement l’incendie.
Construite avec le soutien de Pie IX
Conçue de 1870 à 1880, l’église devait son existence à une grande loterie nationale, soutenue par des figures de l’époque telles que la reine Sophie de Wurtemberg et le pape Pie IX. L’édifice se distinguait par des innovations techniques, notamment l’usage de structures en acier pour soutenir la tour, ainsi que par une polychromie intérieure remarquable: piliers en brique rouge, voûtes aux tons jaune, vert et blanc, et vitraux d’une grande finesse. L’édifice roman était un lieu de culte jusqu’en 1977. Il est, depuis, utilisé pour des événements.
Si la piste des feux d’artifice du Nouvel An est privilégiée, une enquête est en cours pour déterminer l’origine exacte de l’incendie. La nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée aux Pays-Bas par une violence qualifiée de «sans précédent» par la police, avec de nombreuses attaques à l’aide de bombes artisanales, pétards et feux d’artifice.
Au moins deux personnes ont perdu la vie dans des accidents liés à leur usage, conduisant les autorités à déclencher, peu après minuit, une rare alerte nationale demandant de ne contacter les secours qu’en cas de danger vital. Ce drame est survenu alors que le pays venait tout juste d’instaurer, à compter du 1er janvier 2026, une interdiction nationale de la vente de feux d’artifice aux particuliers. Par anticipation, les Néerlandais ont procédé à des achats massifs : selon l’Association néerlandaise de pyrotechnie, les dépenses ont atteint un record de 129 millions d’euros. (cath.ch/ag/bh)