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catholiques dit oui à la contraception et non à l’avortement
"La femme a le droit de choisir elle-même sa méthode de contraception"
Lucerne, 12décembre(APIC) "La femme a le droit de choisir elle-même sa
méthode de contraception", estime le Comité central de la Ligue suisse de
femmes catholiques (LSFC). Suite au communiqué de la LSFC publié à l’issue
de sa réunion de fin d’année consacrée à la question "Planning familial contraception - avortement", son porte-parole Bernadette Kurmann a confirmé
mercredi à l’Agence APIC que le Comité central de la LSFC "n’a volontairement pas fait de différence entre les méthodes contraceptives, et ne prend
pas seulement en considération les méthodes naturelles".
Bernardette Kurmann précise que ce n’est pas là son opinion personnelle,
mais que le Comité central de la LSFC en a discuté, "et c’était la décision
de toutes les femmes présentes". Dans son communiqué, la Ligue relève d’autre part que le choix d’un planning familial conscient relève "de la responsabilité de l’homme et de la femme" et qu’"on ne peut continuer à considérer la contraception comme du ressort de la femme uniquement".
Au terme de sa session, le Comité de la Ligue déclare que le planning
familial et la contraception d’une part, l’avortement de l’autre sont à
différencier. On ne peut mettre les deux problèmes dans le même panier. Il
est très important de faire la différence "très nette" entre l’un et l’autre, précise-t-il. La Ligue, qui relève que l’avortement ne saurait être
une forme de planning familial, se déclare opposé à l’avortement.
Dans les temps actuels, relève la Ligue dans un communiqué, il est indispensable d’avoir une pratique responsable du planning familial et du
contrôle des naissances, "ne serait-ce qu’à cause du sida et de l’explosion
démographique mondiale". Pour le Comité, "c’est la responsabilité de l’homme et de la femme de déterminer le nombre d’enfants que leur situation psychique et sociale leur permet d’assumer pour que chaque membre de la famille puisse se développer pleinement". Et d’ajouter, au vu de ces considérations, qu’il est certain que le bien-être des enfants déjà nés prime sur
l’éventualité d’enfants à naître.
Le Comité de la Ligue se déclare en outre contre l’avortement parce que
cette pratique ne saurait être une méthode de contrôle des naissances. Il
ne s’autorise néanmoins pas à porter un jugement sur quiconque qui aurait
fait ce choix. la "décision d’une femme ou d’un couple" d’y avoir recours
"est à respecter", conclut le communiqué. (apic/com/pr)