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    Amnesty international critique la politique d’asile de la Suisse (220391)

    Berne, 22mars(APIC) La section suisse d’"Amnesty International" (AI) est

    préoccupée par la décision prise par le Conseil Fédéral d’inclure la Bulgarie, l’Algérie et l’Inde dans la liste des pays qui ne connaîtraient plus

    de persécution. "Si la situation des droits de l’homme s’est améliorée dans

    ces trois pays, il n’en reste pas moins que bon nombre de personnes y sont

    encore persécutées", affirme l’organisation internationale des droits de

    l’homme, dans un communiqué publié mercredi.

    La section d’"Amnesty International" regrette que les rapports qu’elle

    transmet aux autorités compétentes ne soient pas suffisemment pris en compte lors de l’élaboration de telles décisions. En ajoutant des pays à la liste des pays dans lesquels on estime qu’il n’y a pas de persécution ("safecountries"), cela signifie concrètement, selon la loi sur l’asile, que tout

    requérant en provenance de l’un dee ces pays sera immédiatement entendu sur

    ses motifs en présence des oeuvres d’entraide et que pèsera sur lui la présomption qu’il n’est pas persécuté. En d’autres termes, il lui faudra démontrer, preuves à l’appui, qu’il est victime de perécutions, faute de

    quoi il recevra immédiatement une décision de non-entrée en matière et sera

    refoulé.

    "Amnesty International" considère que la notion de "safe country" est

    une limitation importante à l’accès à la procédure d’asile et qu’elle est

    contraire à l’esprit, sinon à la lettre de la Convention de Genève sur les

    réfugiés que la Suisse a pourtant ratifiée.

    La section suisse d’"Amnesty International" est particulièrement surprise de voir figurer l’Inde dans la liste des "safe-countries" alors qu’un de

    ses récents rapports rappelle que chaque année des centaines de personnes y

    disparaissent, victimes d’exécutions extra-judiciaires ou des suites de

    torture pendant des périodes de garde à vue.

    "Amnesty International" termine son communiqué en espérant que la récente décision du Conseil Fédéral n’ouvrira pas la porte à une pratique abusive et que l’accès à une procédure d’asile équitable sera maintenu pour toutes les personnes menacées de persécutions, quelque soit leur pays d’origine". (apic/com/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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