Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    s’inquiètent de la polarisation au sein de l’Eglise

    Amérique latine: les évêques réunis à Saint-Domingue (271092)

    Saint-Domingue, 27octobre(APIC) "Le manque de communion et jusqu’à

    l’existence de divisions au sein de l’Eglise", qui compromettent le "témoignage de sainteté" de l’Eglise latino-américaine, sont l’une des conclusions déposées par les trente groupes de travail de l’Assemblée générale de

    l’épiscopat latino-américain, qui se tient actuellement à Saint-Domingue.

    De nombreux problèmes sont abordés dans ce document à soumettre au vote de

    l’Assemblée et à retravailler en fonction des amendements.

    Les défis pastoraux énumérés dans le document de 68 pages, le seul auquel la presse ait pu avoir accès jusqu’ici, décrivent la famille comme

    premier sujet des initiatives pastorales. C’est en fonction de cette cellule première que sont envisagés des problèmes comme la marginalité et la

    misère. Les directives pastorales le confirment: "En continuité avec Puebla, qui a proclamé la famille comme premier lieu de l’évangélisation, nous

    désirons ardemment que la pastorale familiale devienne dans nos Eglises

    particulières non une pastorale de plus, ni seulement un secteur pastoral

    ou une pastorale de secteur, mais la base de tout notre projet pastoral, le

    point de départ et de convergence de tout notre travail pastoral..."

    C’est encore "en continuité avec Puebla" que sont considérées les communautés ecclésiales de base (CEB), qui "suscitent des craintes, des conflits et des soupçons dans certains secteurs de l’Eglise à cause, entre autres, d’un risque de manipulation et d’idéologisation"; dans certains pays,

    elles sont mises en cause à propos de leur vision de l’Eglise, de leur relation avec la hiérarchie et d’un certain "parallélisme pastoral".

    Misère dénoncée

    Face à la pauvreté, l’orientation pastorale est de renouveler "résolument" l’option préférentielle pour les pauvres et de promouvoir "la communauté des biens et des ressources humaines". La misère en Amérique latine

    est dénoncée avec vigueur: "L’appauvrissement croissant auquel sont soumis

    des millions de nos frères, réduits aux formes les plus extrêmes de la misère, est le mal le plus destructeur et humiliant que vit l’Amérique latine".

    Selon le service de presse "Amérindien"", la discussion des options pastorales a mis en évidence deux tendances: celle des "vaticanistes", qui

    considèrent que l’option préférentielle pour les pauvres est un acquis définitif de l’Eglise depuis Puebla et qu’il n’y a donc pas lieu d’y revenir.

    D’autres vont plus loin, comme Mgr Boaventura Kloppenburg (Brésil),

    qui estime que la question du néo-libéralisme doit être prise en compte

    quand on parle de l’option pour les pauvres. Pour le cardinal Arns et de

    nombreux autres évêques, il ne peut en tout cas être question de laisser de

    côté cette option, au nom de laquelle sont tombés bien des martyrs et des

    victimes de la persécution en Amérique latine.

    L’un des problèmes auxquels se heurte l’Assemblée est la distinction entre "option" et "priorité" pastorale. La première, qui a son fondement

    dans l’Evangile, est un axe central qui imprègne toute la vie du chrétien;

    la seconde est un "accent pastoral" proposé par l’Eglise en fonction de

    l’actualité, par exemple aujourd’hui, les jeunes, la famille, les minorités

    ethniques, les laïcs, les médias...

    Les médias: des intrus

    Les médias locaux et étrangers sont les hôtes indésirables de l’Assemblée, à en juger par l’attitude d’évêques et de membres de la curie romaine

    qui tentent d’occulter les dissensions qui se sont fait jour dans l’Assemblée.

    Comme celles apparues samedi, lorsque la séance a été interrompue. Les

    évêques ont été priés de se prononcer sur une déclaration sur la famille

    présentée par le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, plutôt que sur un message aux peuples d’Amérique

    latine. A la reprise des travaux, l’ancien archevêque de Lima, le cardinal

    Juan Landazuri Ricketts, président de l’Assemblée de Medellin en 1968, a

    réprimandé le présidium en disant que "la Conférence des évêques latinoaméricains est souveraine".

    Jeudi déjà un incident avait marqué la séance lorsqu’un évêque argentin

    avait demandé une modification de l’orientation de l’Assemblée. Cette proposition accueillie par de vifs applaudissements exprimait bien le malaise

    de nombreux évêques face à un document final imprécis et dont on ne saisissait pas clairement à qui il était destiné. Après une interruption d’une

    demi-heure, le présidium a admis qu’il fallait préparer un document plus

    bref et plus précis.

    La méfiance à l’égard des journalistes s’est manifestée dès le début

    quand les évêques du Mexique ont, dans un communiqué, prêté aux journalistes l’intention de déformer les positions de l’Assemblée. Auparavant, deux

    déclarations signées par plus de cent journalistes couvrant l’événement

    avaient déploré une information insuffisante. Les journalistes ont regretté

    la discrétion des responsables du centre de presse et réclamé une plus

    grande transparence.

    Saint-Domingue en bref

    Mgr Carlos de Galan, archevêque de La Plata (Argentine), a présenté à

    l’Assemblée plénière une motion en faveur de la béatification de Paul VI.

    La proposition a été mise à l’étude. En attendant, le secrétariat général

    recueille déjà les signatures des évêques favorables à cette motion.

    "L’amour préférentiel pour les pauvres appelle une clameur de solidarité: il importe de s’aider mutuellement et de vérifier si nous vivons et

    agissons avec austérité", a déclaré devant l’Assemblée le cardinal Roger

    Etchegaray, président du Conseil pontifical Justice et Paix. Une option

    dont "tout indique qu’elle sera confirmée", a indiqué devant la presse le

    cardinal Aloisio Lorscheider (Brésil).

    La Commission "la plus savamment dosée" est celle qui supervise la rédaction des documents. Hormis le modérateur, Mgr Luciano Mendes de Almeida,

    président de la Conférence épiscopales brésilienne (CNBB), "presque tous

    ses autres membres sont des conservateurs bon teint", écrit le quotidien

    "El National".

    Des analogies dans le schéma du nouveau catéchisme de l’Eglise universelle et celui du document final? Aucun rapport direct, a précisé aux journalistes Mgr Jorge Medina Estevez (Chili).(apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus