Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Consternation dans les milieux politiques et religieux

    Allemagne: Une juge de Francfort se base sur le Coran pour refuser un divorce

    Francfort, 23 mars 2007 (Apic) Une juge de Francfort a estimé que la violence conjugale était conforme au Coran et a refusé le divorce à une musulmane. Ce jugement a provoqué une vague de consternation en Allemagne, tant dans les médias qu’aux niveaux politique et religieux.

    "Inacceptable". C’est le terme utilisé par le secrétaire général du CDU (Union démocrate chrétienne) Ronald Pofalla pour qualifier la décision de la juge. "Quand le Coran est élevé au-dessus de la Constitution allemande, alors il ne me reste plus qu’à dire: bonne nuit, Allemagne!", lance-t-il dans le quotidien à grand tirage Bild.

    Le Conseil central des musulmans en Allemagne a également réagi, estimant que la juge "aurait dû se référer à la Constitution allemande et non au Coran". Il a rappelé que, dans l’islam aussi, la violence était un motif de divorce. La députée Lale Akgün, d’origine turque, a mis en garde sur les ondes de la "Deutsche Welle" contre la mise en place d’une société parallèle et de systèmes judiciaires parallèles.

    La juge a été dessaisie de l’affaire

    Le tribunal d’instance de Francfort a approuvé un recours, le 21 mars, déposé par l’avocate de la Marocaine âgée de 26 ans et mère de deux enfants, visant à dessaisir la juge allemande. Cette dernière a exprimé ses regrets, a indiqué un porte-parole du tribunal, ajoutant qu’une procédure disciplinaire était à l’étude. Elle n’a pas mesuré l’impact et la portée de sa décision, a-t-il ajouté, précisant qu’en aucune manière la juge n’approuvait les violences conjugales.

    La victime avait signalé en mai 2006 à la police que son mari, également d’origine marocaine, la battait régulièrement et avait menacé de la tuer. Elle s’était alors séparée de lui et avait déposé en octobre une demande de divorce immédiat, estimant qu’il était un danger pour elle, même si le couple était déjà séparé. Mais la juge, relevant que la loi islamique permettait à un homme de battre sa femme, avait conseillé à la femme d’attendre le délai légal d’un an de séparation pour faire une demande de divorce. (apic/kna/ag/gs/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus