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    Qui déplore les divisions entre l’Est et l’Ouest en Allemagne

    Allemagne: Remise du prix Templeton au lauréat Tomas Gärtner

    Berlin, 16 décembre 2005 (Apic) Quinze ans après l’unification, l’Allemagne reste divisée selon les anciennes démarcations Est-Ouest, politiquement, mais aussi au niveau des Eglises, constate Tomas Gärtner, lauréat du Prix John Templeton, qui récompense un journaliste européen dans le domaine de l’information religieuse.

    Des divisions que l’on retrouve également dans les relations entre les Eglises et la presse, et qui montrent que les vieilles habitudes ont la vie dure même lorsqu’il existe un nouveau système politique. Telle est du moins le constat dressé par Tomas Gärtner. Ce dernier a remporté le prix pour trois articles publiés par le quotidien "Dresdner Neueste Nachrichten". Il a reçu son prix le 15 décembre à Genève.

    En 1989, "durant la révolution pacifique", a-t-il dit, les Eglises étaient tenues en haute estime. "En 1990, le nombre de ceux qui adhéraient à l’Eglise était 10 fois plus grand qu’en 1980. Les sociologues expliquent cela en disant que les gens n’avaient plus à craindre d’avoir des difficultés s’ils appartenaient à l’Eglise. Mais après quelques années, le nombre de ceux qui rejoignent l’Eglise est retombé au niveau de l’Allemagne occidentale".

    Jusqu’à 1989, a précisé le journaliste, les Eglises de l’Allemagne de l’Est sous régime communiste n’avaient pas l’expérience de traiter avec les médias, contrairement aux Eglises de l’Ouest. Même aujourd’hui, il y a une différence importante dans la façon de traiter avec les journalistes entre les membres du clergé de l’Est et ceux de l’Ouest. "En général, ceux qui viennent de l’Ouest sont plus ouverts... Ceux de l’Est, cependant, s’ils n’ont pas eu des années d’expérience avec les journalistes, sont extrêmement soupçonneux, méfiants", a estimé.

    Et de lancer cette formule lapidaire: "Dans l’ensemble, ils sont raides, formels, se rattachant à des formules théologiques incompréhensibles. Ils semblent habités par la crainte de dire quelque chose de faux. Ils préfèrent dirent quelque chose de neutre et vide - et alors ils disent vouloir le lire avant la publication". (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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