Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    amélioration

    Albanie: L’hommage rendu à l’archevêque Anastasios permet d’augurer une

    des relations entre l’Eglise et l’Etat albanais ENI-96-0123çF

    Budapest, le 14 mai (ENIçJonathan Luxmoore) - Un responsable du

    gouvernement albanais a rendu hommage au travail du primat de l’Eglise

    orthodoxe albanaise, l’archevêque Anastasios de Tirana et de toute

    l’Albanie, et ceci en dépit des précédentes manifestations d’hostilité et

    des obstacles visant à entraver les activités de l’Eglise et de son

    responsable.

    Ces louanges indiquent une possible Albanie: L’hommage rendu à l’archevêque Anastasios permet d’augurer une des relations entre

    l’Eglise et le gouvernement du président Sali Berisha. Il n’y a pas si

    longtemps encore, l’an dernier, des nationalistes réclamaient la démission

    de l’archevêque en raison de sa nationalité grecque. En 1994, des

    organisations internationales d’Eglises, notamment le Conseil oecuménique

    des Eglises (COE) et la Conférence des Eglises européennes (KEK), avaient

    protesté contre la proposition d’introduire de nouvelles dispositions dans

    la constitution albanaise - dispositions qui auraient exigé des

    responsables de "grandes communautés religieuses" qúils soient citoyens

    albanais, nés en Albanie, et qúils résident de fac,on permanente en Albanie

    depuis 20 ans. Un référendum national tenu en novembre 1994 avait rejeté

    ces propositions.

    La semaine dernière, un inspecteur du Bureau des affaires religieuses du

    gouvernement albanais, Leke Tasi, a déclaré au correspondant d’ENI que la

    présence de l’archevêque Anastasios à Tirana facilitait l’intégration du

    pays au sein de l’Europe. Par ailleurs, il a mis l’accent sur le statut

    exemplaire de l’Albanie, société unie et multiconfessionnelle.

    "En dépit de qui a souvent été dit, les Albanais qui se sont vraiment

    opposés à la nomination de l’archevêque Anastasios sont très peu nombreux,

    car la majorité d’entre eux n’ont qúun souhait - le rétablissement de

    l’Eglise", a déclaré Leke Tasi lors d’une interview donnée à Budapest o? il

    assistait à une conférence sur le prosélytisme. Membre du chapitre de la

    cathédrale orthodoxe de Tirana, Leke Tasi était violoncelliste à

    l’orchestre de la radio albanaise avant d’être envoyé en exil dans un

    village de 1975 à 1990. Et c’est en 1991, après la chute du régime

    communiste, qúil a été nommé auprès du Bureau des affaires religieuses.

    "Anastasios est une personne éclairée, qui a accompli un travail

    missionnaire précieux et maintenu des contacts avec le Vatican, le Conseil

    oecuménique des Eglises et d’autres organisations chrétiennes dont le

    soutien est essentiel étant donné la pénurie de nos ressources", a souligné

    Leke Tasi. "Il a aussi oeuvré pour que les Albanais obtiennent la garantie

    d’un traitement humanitaire en Grèce, et c’est la personne idéale pour

    aider l’Albanie à entrer au sein de l’Europe."

    De l’avis de Leke Tasi, les tensions qui ont entouré la nomination

    d’Anastasios visaient probablement à affaiblir la position de l’Eglise

    orthodoxe en Albanie et à diviser le Parti démocratique du président

    Berisha.

    Le président Berisha a été le "principal défenseur" du patriarche

    Anastasios, et il a loué son travail lorsqúil l’a rencontré à l’occasion

    des fêtes de Noe"l et de Pâques, a expliqué Leke Tasi. Même si le président

    a évoqué une limite de temps au séjour du primat en Albanie, cela devrait

    être considéré seulement comme une "condition théorique".

    "Les canons orthodoxes précisent que personne ne peut renvoyer un évêque

    consacré à moins qúil ne le désire ou qúil ne soit impliqué dans un

    scandale", a indiqué Leke Tasi. "Certaines factions politiques ont essayé

    de freiner les tendances pro-occidentales en liant à la présence de

    l’archevêque grec les problèmes de frontières avec Athènes, et des

    opposants ont réclamé une Eglise nationale plus indépendante. Mais comment

    une Eglise peut-elle être indépendante si elle n’a pas de chef?"

    La nomination en juin 1992, par le patriarche oecuménique de

    Constantinople, d’Anastasios Yanulatos, âgé de 67 ans, à la tête de

    l’Eglise albanaise, qui s’était séparée de l’Eglise grecque en 1937, avait

    été acceptée par le Conseil orthodoxe du pays, mais avait soulevé des

    protestations de la part d’Albanais qui estimaient qúelle affecterait le

    statut autocéphale de l’Eglise.

    Les chrétiens orthodoxes, qui représentent traditionellement un cinquième

    de la population - actuellement environ 3.3 millions d’habitants - sont

    concentrés pour la plupart dans la province du sud, dont certaines régions

    étaient sous domination grecque au 19e siècle.

    Même si l’on estime que 70 % des Albanais sont traditionnellement

    musulmans, et 10 % catholiques romains, aucune statistique n’a été établie

    depuis la levée, en 1991, de l’interdiction de la religion, décrétée 24 ans

    auparavant par le régime communiste. (757 mots)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus