Aide d’urgence en ex-Yougoslavie (221292)
Lucerne, 22décembre(APIC) Soutenir au mieux les victimes, venir en aide à
une population de plus en plus durement touchée, en apportant ce qu’il est
possible d’apporter: nourriture, vêtements, médicaments. Les oeuvres d’entraide soulagent comme elles le peuvent. Le conflit de l’ex-Yougoslavie
n’en finit pas. Avec son lot de morts, de misère et de drames humains. A
l’instar d’autres organisations caritatives, Caritas Suisse apporte ce
qu’il est possible de donner. Bien peu en regard de ce que les victimes ont
le plus besoin: la paix.
Caritas Suisse s’est engagée en ex-Yougoslavie dès le début du conflit,
en juillet 1991. Dans un premier temps, elle a d’abord contribué au financement des transports organisés par Caritas Autriche jusqu’en Slovénie et
Croatie. Les premiers camions sont partis de Suisse en octobre 1991. D’autres ont suivi. Leurs chargements - surtout des vivres (farine, riz, pâtes,
huile alimentaire pour bébés), ainsi que des médicaments et des vêtements sont distribués sur place par les Caritas locales de Zagreb, Rijeka et
Split.
A fin septembre 1992, le montant de l’aide apportée dépassait le million
de francs. D’autres convois de vivres et de biens de première nécessité matelas, couvertures, habits d’hiver et combustibles pour le chauffage sont prévus dans les semaines à venir.
Aide aux réfugiés musulmans en Croatie
Depuis le 13 septembre dernier, Caritas Suisse dispose d’un délégué permanent stationné à Zagreb. En octobre, l’oeuvre catholique a lancé, conjointement avec Caritas Zagreb, un programme d’urgence en faveur des réfugiés musulmans de Bosnie parqués aux portes de la capitale croate.
Considérés comme "illégaux", ces fugitifs sont néanmoins tolérés, mais
ils ne reçoivent aucune assistance du gouvernement croate. Leur survie dépend donc entièrement de l’aide acheminée de l’étranger. Outre l’envoi
d’aliments, vêtements et médicaments, Caritas Suisse finance l’assainissement des baraques en bois où les réfugiés s’entassent à quinze ou vingt et,
depuis quelques semaines, la livraison de bois pour assurer le chauffage
durant l’hiver.
Ce programme, qui doit se prolonger jusqu’en mars 1993 et permettre à
4’000 personnes - essentiellement des femmes et des enfants - de survivre à
l’hiver, coûtera deux millions de francs.
Caritas Suisse a également versé une contribution de 110’000 francs à la
Caritas slovène, qui encadre la moitié des 80’000 réfugiés bosniaques ayant
trouvé un asile provisoire en Slovénie.
Soutien aux personnes déplacées en Bosnie...
En Bosnie même, un million de personnes, voire davantage, ont abandonné
leur maison en flammmes pour se réfugier dans les localités encore tenues
par les forces bosniaques (sans compter les 300’000 habitants de Sarajevo,
toujours assiégés par les troupes serbes). Le sort de ces populations déplacées est d’autant plus tragique que l’aide leur parvient difficilement.
Selon les Nations Unies, 400’000 personnes risquent de succomber au froid
et à la faim avant l’arrivée du printemps.
Pour tenter d’éviter l’hécatombe, Caritas Suisse participe, avec le concours des Caritas allemande et autrichienne, à l’envoi de secours en Bosnie. L’aide est acheminée en territoire bosniaque à partir de Split, via le
réseau des Caritas locales et des frères franciscains.
...Et aux femmes victimes de viols
Caritas Suisse prépare aussi, en collaboration avec Caritas Zagreb, un
projet destiné à venir en aide aux femmes traumatisées par les violences
sexuelles subies. Enfin, l’organisation s’apprête à soutenir une action
d’urgence au Kosovo mise en place par ses partenaires locaux (Caritas Kosovo et une association de médecins albanais).
Toutes ces actions sont en partie financées par la Confédération et la
Chaîne du bonheur. Les dons en faveur de l’ex-Yougoslavie peuvent être versés sur le CCP 60-7000-4 de Caritas Suisse, à Lucerne. (apic/com/pr)