Paris, 3juillet(APIC) La sixième conférence des ministres africains de
l’éducation et de la planification (minedaf) se tiendra à Dakar, Sénégal,
la semaine prochaine. Il y sera question du bilan des années précédentes,
mais aussi de l’élaboration de nouvelles stratégies éducatives pour les années 90.
Trente ans après la conférence d’Addis Abeba, les ministres africains de
l’éducation et de la planification (Minedaf) vont se réunir pour la sixiéme
fois à Dakar, Sénégal, la semaine prochaine. Au cours de cette conférence
qui réunira les délégués des Etats membres du continent africain, les représentants du Saint-Siège, de l’Office international de l’enseignement
catholique (OIEC) et de l’Association catholique internationale de services
pour la jeunesse feminine (ACISJF), il sera question de faire des conférences précédentes et d’élaborer de nouvelles stratégies pour l’éducation des
peuples africains.
A cette occasion, l’OIEC présentera les résultats de deux colloques organisés à l’occaison de l’année internationale de l’aphabétisation, à Dakar
en février 1990, sur "l’enseignement catholique et l’alphabétisation au
service du développement" et à Accra, en février 1991, sur le thème "l’éducation pour tous, un défi pour l’enseignement catholique d’Afrique". A
l’issue de ce bilan, les délégués africains de l’OIEC vont se prononcer de
façon solennelle pour leur plus grande participation au processus de démocratisation de l’éducation ainsi qu’à la réalisation des propositions destinées à la promotion économique et socio-culturelle de leur communauté.
Ce qui permettra de mettre au point le rôle de l’enseignement privé confessionnel face à la privatisation intempéstive des écoles sur le continent
africain.
Par ailleurs, dans un cadre bien limité, une conférence internationale,
organisée par l’UNESCO, sur le rôle de l’enseignement confessionnel dans
l’éducation des victimes d’apartheid, vient de se terminer à Paris. Au terme de cette conférence, l’ancien scrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger a annoncé que pour 1991, le prix Houphouet-Boigny destiné à la recherche de la paix et dont il est président du jury, sera dercerné à deux lauréats, Nelson Mandela, vice-président de l’ANC et Frederik de Klerc, président de la République de l’Afrique du sud, pour leur rôle dans la recherche
de la paix dans ce pays. La remise du prix aura probablement lieu en octobre prochain, lors de la conférence générale de l’UNESCO. (apic/cic/sjb)