Afrique francophone: les religueux confortés (011292)
Kigali, 1erdécembre(APIC) "Soyez des témoins et des artisans du Royaume":
c’est l’exhortation adressée aux religieux par les Supérieur(e)s majeur(e)s
d’Afrique francophone et d’Angola, récemment réunis à Kigali, au Rwanda. Un
"message de confiance et d’espérance", dans lequel ils se disent solidaires
des consacrés, qui vivent quelquefois dans un contexte de violence et d’insécurité. Partageant par la même occasion leurs efforts de solidarité avec
les pauvres, de promotion de la dignité humaine et d’inculturation.
Parmi les multiples défis auxquels est confrontée l’Afrique, les supérieurs religieux en ont retenu trois au cours de leurs échanges: l’avènement de la démocratie, une misère écrasante, une incarnation plus profonde
du message évangélique.
Dans "des situations de tensions, de divisions, de guerres fratricides,
de persécutions religieuses qui prennent aujordu’hui des proportions inquiétantes dans le contexte de la démocratisation". les signataires rappellent aux religuieux qu’ils sont, de par leur consécration religieuse, "des
artisans d’unité qui luttent pour briser les barrières entre les hommes.
"Ils montrent aussi ce que cela implique : "Nous n’avons pas le droit de
rester indifférents à la politique de nos pays. Pour que nous arrivions à
un juste dicernement, nous avons à nous informer et à nous former d’une manière critique. Il ne s’agit pas pour nous, de faire de la politique, de
nous laisser manipuler. Notre consécration religieuse, n’a d’autre finalité
que d’être au service du Royaume , à la suite du Christ qui est venu pour
servir.
Face aux situations déshumanisantes qui sont celle de nombreux africains
- catastrophes naturelles , famine, misère morale, détresse des réfugiés,
sida...- les religieux sont envité à vivre celles-ci "avec sérénité, curage
et patience". "Religieux et religieuses poursuit le message, nous avons à
être témoins et artisans des valeurs du Royaume : liberté, justice, paix,
miséricorde... Par notre disponibilité, notre partage, nos sacrifices et
nos efforts pour éveiller nos frères et soeurs à leur dignité, nous assumerons plus efficacement notre responsabilité de porteurs d’esperance."
Les supérieurs en viennent enfin au theme de l’inculturation. "Des nos
jours, écrivent-ils, la dépersonnalisation culturelle est une menace grave
pour l’Afrique. Une vie sans culture est une véritable mort. L’glise et et
la vie rteligieuse connaisent ce même phénomène. Parfois, l’attachement
exagéré à la tradition freine les initiatives nouvelles. A l’exemple du
Christ qui n’est pas venu pour abolir mais accomplir (cf. Mt 5,17), nous
avons à nous mettre à l’ecole de notre propre culture et à nous ouvrir à
celle des autres, en vue d’enrrichir le patrimoine de l’Eglise et de la vie
religieuse dans son ensemble. Ce faisant, nous donnons à ces cultures leur
meilleurs chances de survivre."
Cela exige "une conversion continuelle , un passage avec le Christ de la
mort à la vie (cf.Ph.2,7-8)," rèlevent les sirgnataires, pour qui" une vie
religieuse ainsi vécue est un témoignage vivant pour l’homme et la femme
d’aujoud’hui.
Les supérieurs religieux ont égalment adressé un message aux Rwandais,
les suppliant de vaincre leurs divisions et renoncer à la violence, ainsi
que des "recommendations" aux évêques convoqués pour le synode africain et
pour les synode sur la vie consacrée, qui aura lieu en 1994. Ils demandent
que pour ce dernier synode, "la participation des religieux et religieuses
soit largement sollicitée et qui puissent être évoqués et étudiés les problèmes les concernant au premier chef".
Quant à la concertation avec la hiéranchie, les superieurs demadent que
les commissions mixtes qui existent dans plusieurs pays "soient redynamisée
pour devenir réellment apérationnelles" et que des structures de
concertation soient mises en place au niveau des conférences épiscopales,
mais aussi réginal et continental.
Dans le domaiene de la pastorale, les supériurs majeurs demandent d’être
impliqué dans le travail de la Commission Nationale de Pastorale, de facon
qu’ils puissent "participer à l’élavoration des orientations pastorales et
à la definition de priorités, afin de qu’a moyen et long terme, les besoins
des diocèses puissent être précisés". En fontion des ces besoins, ils planifieront avec plus de rigeur la formation des religieux et religieuses.
les supérieurs recommandent en autre, dans le cadre de la Pastorale d’ensemble," que les évêques tiennent compte du charisme des congragations et
de leur vie communotaire et que soient établies et respetées, conformement
au drouit Canon, des conventions précisant les responsabilités pastorales
et les inplications finacières"
Ultime recommendation: que, dans les séminaires, "une information
sérieuse soit donné aux prétres sur la vie religieuse, afin que chacun en
ait une intelligence cordial et une estime suffisante".(apic/cip/vg)