Afrique du Sud : seule une pression peut aboutir à un changement (231087)
Zurich, 23octobre(APIC) La Fédération des Eglises Protestantes de la
Suisse (FEPS) demande au Conseil fédéral et aux représentants de l’économie
"de réexaminer leurs relations politiques et économiques avec l’Afrique du
Sud sous l’angle de la crédibilité de la tradition démocratique et de la
responsabilité humanitaire de notre pays". C’est ce qu’annonce le Conseil
de la FEPS dans un communiqué publié le vendredi 23 octobre.
Ces dernières semaines la FEPS a reçu la visite de différents responsables d’Eglises d’Afrique du Sud et elle s’est informée sur la situation
actuelle de l’Eglise et de la société sud-africaines auprès des pasteurs
Jean-François Bill, Allan Boesak et Frank Chikane. Unanimes, ces derniers
ont décrit les difficultés presque insurmontables auxquelles l’Eglise doit
faire face dans ce pays. Le travail pastoral et l’engagement en faveur des
populations durement touchées par l’état d’urgence sont rendus presque impossibles. La censure renforcée empeche toute communication ouverte. "Il
n’y pas de doute que le gouvernement Blanc et les Eglises Blanches ne pensent pas à travailler activement en vue d’une évolution fondamentale dans
la société africaine et de la suppression de l’apartheid", relève encore la
FEPS.
Les représentants des Eglises d’Afrique du Sud affirment aujourd’hui que
seule une pression économique internationale sur le gouvernement de Pretoria offre une chance efficace d’amorcer une évolution pacifique. Notre
pays, sur la base de ses relations particulières avec l’Afrique du Sud, se
voit attribuer un role-clé. Le Conseil de la FEPS rappelle que l’Assemblée
des délégués de 1986 à Locarno s’est déclarée "prete à chercher les possibilités d’appuyer, aussi par des voies et moyens de nature morale et économique, le remplacement de l’apartheid et la mise en place d’un régime
démocratique".(apic/cor)