Lausanne, 4juillet(APIC) Pax Christi réitère son appel au Conseil national pour solliciter son intervention auprès de Pieter Botha, Président de
la République sudafricaine, pour que les six condamnés a mort de Sharpeville ne soient pas exécutés.
Une première lettre allant dans le même sens avait déjà été écrite en
date du 30 mars. Depuis lors, relève le Comité romand de Pax Christi, la
cour suprême de Prétoria a refusé la réouverture du procès des six condamnés a mort de Sharpeville". Ces derniers pourraient être pendus le 19 juillet prochain alors que la preuve de culpabilité directe n’a jamais été apportée.
Cette deuxieme lettre, envoyée le 2 juillet dernier au Conseil national,
fait notamment référence a un télégramme que le directeur général du BIT,
Francis Blanchard, a envoyé au président Botha à la demande de la Conférence internationale du travail, à laquelle les représentants du gouvernement,
des employeurs et des travailleurs suisses se sont associés sans réserve.
Pax Christi souligne encore l’intervention du Conseiller fédéral Felber
auprès du vice-ministre sud-africain des affaires étrangères Meiring lors
de sa visite à Berne le 27 juin dernier. Pax Christ attend des parlementaires qu’ils accomplissent dans le même sens que le Directeur général du BIT
une démarche qui, relève le Mouvement international catholique pour la
paix, contribuera à sauver de la pendaison six jeunes gens, dont cinq hommes et une femme. (apic/pr)