Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Afrique du Sud: opinion du secrétaire de la Conférence épiscopale

    "Des sanctions économiques limitées devraient être maintenues"

    Pretoria, 13avril(APIC) Des sanctions économiques doivent être maintenues

    à l’encontre de l’Afrique du Sud, estime Jude Pieterse, secrétaire général

    de la Conférence épiscopale catholique d’Afrique australe.

    "Seules les sanctions économiques ont permis les réformes actuelles.

    L’Afrique du Sud se trouvait dans une impasse, il fallait faire quelque

    chose", explique J. Pieterse. Pour garantir une réalisation rapide du processus démocratique, ajoute-t-il, des sanctions doivent être maintenues

    sous certaines conditions. En même temps la priorité est d’investir dans le

    domaine social afin d’améliorer rapidement la situation de la population

    noire.

    Le secrétaire de la Conférence épiscopale juge positive la politique de

    réformes du président De klerk. "Le résultat le plus important du référendum est peut-être d’avoir donné aux Blancs l’occasion de tendre la main aux

    Noirs", observe-t-il. Les mouvements blancs les plus radicaux sont bien obligés de reconnaître aujourd’hui que leur audience est bien moins importante qu’ils ne le prétendent.

    1994 devrait voir les premières élections libres et la formation d’un

    gouvernement multiracial, espère J. Pieterse. La violence dans les quartiers noirs est avant tout un phénomène social. "16 millions de Noirs vivent en-dessous du seuil de pauvreté, 7 millions ne disposent pas d’un logement convenable, 8 millions d’enfants ne sont pas scolarisés", expliquet-il. "Il existe ausssi un ’troisième pouvoir’ qui fomente la violence parmi les organisations noires". J. Pieterse met en cause des éléments issus

    des forces de sécurité qui ne veulent pas entendre parler de réforme ni de

    gouvernement noir. Il faut aussi dire que le chef de l’Inkatha, Mangosuthu

    Buthelezi "ne favorise pas vraiment le processus de paix", ajoute le secrétaire de la Conférence des évèques.

    Selon J. Pieterse, le risque d’un exode massif des 4,4 millions de

    Blancs après l’instauration d’une vraie démocratie est minime. La majorité

    d’entre eux sont prêts à contriburer au processus de réformes et envisagent

    leur avenir en Afrique du Sud. "Pour nous, l’exemple à suivre est celui de

    la Namibie. La preuve y a été apportée que la transition de la domination

    blanche à une société multiraciale peut réussir". (apic/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus