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    Ils se portent au secours du chargé d’affaires de la nonciature

    Afrique du Sud : les évêques réagissent contre le SACDL (091188)

    Prétoria, 9 novembre (APIC/CIP) Le secrétariat général de la Conférence des

    évêques catholiques d’Afrique Australe a désavoué mercredi la "ligue de

    défense catholique sud-africaine" (South African catholic defence league SACDL), suite aux critiques que cette organisation a formulées à l’encontre

    de Mgr Mario Cassari, chargé d’affaires de délégation apostolique en Afrique du Sud.

    Lors d’un sermon prononcé le dimanche 6 novembre dans le cadre d’une

    commémoration des victimes italiennes de la guerre, le représentant du

    Saint-Siège en Afrique du Sud avait condamné la politique d’apartheid dans

    le pays, ce que le SACDL juge être une intervention "politique" qui n’est

    pas de mise dans la bouche d’une autorité de l’Eglise qui, de surcroît, est

    le représentant du pape dans le pays.

    A travers un communiqué publié mercredi, les évêques relèvent que pareille critique reflète bien la teneur de ce qu’on a pu lire dans la presse

    sud-africaine. Mais ils tiennent à signaler que le SACDL est une organisation qui n’est pas reconnue par l’Eglise et que l’avis qu’elle a exprimé

    n’est pas partagé par la majorité des catholiques sud-africains. Ce n’est

    du reste pas la première fois que les évêques sont amenés à se dissocier

    des vues et opinions émises par la ligue.

    Dans leur communiqué, les évêques rappellent que Jean Paul II a lui-même

    condamné sans ambiguïté l’apartheid, estimant qu’il est "clairement en

    contradiction avec la dignité de la personne humaine. Ils se déclarent solidaires de Mgr Cassari, auquel ils expriment leur gratitude "non seulement

    pour son appui, mais aussi pour le profond intérêt dont il a fait preuve à

    l’égard de l’Eglise et son peuple en Afrique du Sud", ainsi que pour "ses

    efforts inlassables" pour rencontrer de plus près la réalité sud-africaine.

    Accuser Mgr Cassari de "faire de la politique" sous prétexte qu’il est

    sensible à l’oppression du peuple et déplore les restrictions qui frappent

    la presse, ajoutent les évêques, c’est "se méprendre tout à fait sur le

    rôle de l’Eglise". La conférence épiscopale conclu en citant un paragraphe

    de la lettre pastorale publiée par les évêques de toute l’Afrique Australe

    lors du récent voyage de Jean Paul II dans la région, et lue en sa présence

    à Harare : "à ceux qui objectent que nous faisons de la politique et nous

    nous immiscons dans ce qui est le rôle du gouvernement, nous déclarons que

    la transformation de la société regarde la mission de l’Eglise. Quand la

    compassion nous pousse à promouvoir la justice, nous ne faisons rien

    d’autre que prendre nos responsabilités, nous y faisons face". (apic/jt/pr)

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