Afrique du sud: les évêques catholiques saluent (090290)
"Le temps n’est pas venu de relâcher les pressions économiques"
Pretoria/Bruxelles, 9février(APIC) Dans une déclaration communiquée à
Bruxelles par le Bureau de l’épiscopat à Pretoria, la Conférence épiscopale
catholique d’Afrique australe (SACBC) salue les différentes initiatives annoncées récemment par le président sud-africain de Klerk. Elle rappelle cependant la récente déclaration faite par les évêques à propos des pressions
économiques dans laquelle ils relevaient "que le temps n’était pas venu de
les relâcher".
Commentant les différentes mesures prises par le président sud-africain,
la SACBS salue en particulier la déclaration d’"intention du président de
l’Etat, qui s’engage lui-même en engagant de plus son parti à respecter et
à honorer les négociations". Dans le contexte politique sud-africain, "ce
sont des changements courageux".
Selon la SACBS la levée des mesures de bannissement qui pesaient sur les
organisations ainsi que celle concernant les autres restrictions auxquelles
étaient soumises les personnes actives "ouvrent la possibilité d’activités
politiques normales". La Conférence épiscopale espère que l’annonce d’un
moratoire sur la peine de mort aboutira à l’abolition totale de la peine
capitale.
Si la SACBS trouve également encourageante l’annonce de la libération
d’une "certaine catégorie de prisonniers politiques", la levée de certaines
restrictions dues à l’état d’urgence, et la limitation de la détention sans
procès à six mois, elle relève que M. de Klerk aurait dû prendre la peine
de réunir "les conditions nécessaires en vue de créer un climat favorable à
des négociations".
Tout en demandant de ne pas relâcher les pressions économique, la Conférence épiscopale "espère que le temps viendra bientôt où de telles pressions ne seront plus nécessaires". Enfin, elle se déclare déçue par les restrictions imposées aux médias: "Vu que la vérité sur ce qui se passe est
de la plus haute importance en une période telle que celle-ci, nous sommes
déçus que l’on continue d’imposer certaines restrictions aux médias pour
couvrir les situations de trouble. (apic/cip/pr)