Afrique du Sud: le COE invite à une concertation (081188)
Genève, 8novembre(APIC) Face à la politique de déstabilisation que pratique le gouvernement sud-africain dans les Etats dits de première ligne ou
"ligne de front" et à ses effets dévastateurs, le programme de lutte contre
le racisme (PLR) du Conseil Oecuménique des Eglises (COE) organise une réunion. Elle se déroulera du 21 au 25 novembre 1988 à Harare (Zimbabwe) et
aura pour but de planifier l’action des Eglises sur ce plan. Cette rencontre est placée sous le thème "Les Eglises solidaires des Etats de première ligne" (Zimbabwe, Tanzanie, Botswana, Zambie, Angola et Mozambique).
En mai 1987, le PLR avait déjà organisé à Lusaka (Zambie) une rencontre
réunissant des représentants des mouvements de libération et des responsables d’Eglise du monde entier. C’est à la demande de ces derniers que le
COE a ensuite organisé une journée mondiale de prière en faveur d’une Namibie libre (4 mai 1988) et une réunion d’information-débat sur la Namibie
(Washington 2/4 mai 1988). A Lusaka, les participants avaient également demandé aux Eglises membres du COE de "faire prendre conscience à l’opinion
des conséquences pernicieuses de la politique d’apartheid sur l’économie et
le bien-être des Etats de première ligne".
Pour le COE, plusieurs événements récents ont mis une nouvelle fois au
premier plan le rôle des Etats de première ligne: les élections municipales
d’octobre, l’explosion qui a ravagé le mois dernier le siège de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique Australe à Pretoria, l’évolution
des négociations sur l’indépendance de la Namibie...
A Harare, le COE espère réunir quelque 200 personnes, parmi lesquelles
les ministres des Affaires Etrangères et des responsables d’Eglise de la
région, ainsi que des représentants d’Eglises ou de Conseils d’Eglises
d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Australie. L’objectif est
d’attirer l’attention sur les différents aspects des effets dévastateurs de
l’agression sud-africaine dans les Etats de première ligne; la destruction
de l’économie et de l’infrastructure de ces pays; la destruction systématique de leurs structures sociales; les traumatismes physiques et psychologiques que subissent leurs populations "victimes des campagnes d’intimidation
organisées ou financées par le régime de l’apartheid -en Afrique du Sud".
(apic/cip/pr)