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    Un conseil religieux appelle à la mobilisation des Eglises

    Afrique du Sud: Inquiétude après une série d’attentants

    Johannesburg, 3 novembre 2002 (APIC) Des extrémistes de droite opposés au régime noir ont été désignés comme suspects dans une série d’attentats, perpétrés le 30 octobre, visant une mosquée, un temple bouddhiste et plusieurs autres cibles, situées principalement à Soweto, la cité noire la plus peuplée d’Afrique du Sud.

    Neuf bombes ont explosé dans la nuit du mardi au mercredi, visant une mosquée et aussi une ligne de chemin de fer à Soweto, près de Johannesburg, interrompant le trafic; une dixième explosion a eu lieu dans la matinée à Bronkhorstpruit, près de Pretoria, visant cette fois un temple bouddhiste. Une personne a été tuée à Soweto, et plusieurs autres ont été blessées.

    Selon le Conseil des Eglises de Gauteng, représentant la région de Johannesburg et de Pretoria au sein du Conseil des Eglises d’Afrique du Sud, il est évident que des opposants d’extrême droite sont derrière ces attentats.

    "Les dix explosions montrent clairement que des esprits déments veulent saboter les acquis de la démocratie dans ce pays", souligne une déclaration du Conseil. "Il est évident que des sites religieux étaient aussi visés. Cette opposition d’extrême droite dans un pays démocratique, où toutes les religions sont acceptées sans exclusion, nous consterne".

    Le Conseil des Eglises demande à tous les responsables religieux de convoquer immédiatement une rencontre pour débattre de la crise et réaffirmer la solidarité des uns envers les autres - "de crainte que ce mal ne prépare le terrain pour des conflits religieux".

    Les autorités gouvernementales ont laissé entendre que des "extrémistes fanatiques" afrikaners étaient responsables de ces attaques. Ces attentats, soulignent-elles, font peut-être partie d’une campagne de propagande armée lancée pour forcer le gouvernement à accéder à leur demande d’avoir un Etat exclusivement afrikaner. Les Afrikaners composent environ 60 % de la minorité blanche en Afrique du Sud.

    "Nous sommes au courant de leurs plans", a dit un représentant du gouvernement, en précisant que c’étaient d’anciens membres de la Force de défense et de la police sud-africaines, liés à un groupe de blancs d’extrême droite qui avaient été récemment arrêtés pour avoir fomenté un complot visant à renverser l’Etat. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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