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    Malgré les changements, l’apartheid est toujours là

    Afrique du Sud: Déclaration du Secrétaire général du COE (241091)

    Le Cap, 24octobre(APIC) Malgré les changements positifs qui s’amorcent au

    sein de la société sud-africaine, l’apartheid existe toujours en Afrique du

    Sud, estime le pasteur Emilio Castro, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE). Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi

    au Cap, à l’issue de la visite de la première délégation du COE en Afrique

    du Sud depuis 30 ans, E. Castro a affirmé que l’édifice de l’apartheid reste toujours en place, malgré la suppression dans le domaine législatif de

    certains de ses piliers.

    Si l’on veut "extirper le mal de l’apartheid de ce magnifique pays" - et

    le COE souligne que ce système et la tentative de le justifier bibliquement

    sont une hérésie - il faut notamment condamner avec la plus grande vigueur

    la tolérance de la violence.

    Les forces de sécurité tolèrent la violence

    Le pasteur Castro s’étonne à propos des ravages causés par la violence dont les conséquences touchent particulièrement les femmes et les enfants de l’incapacité des forces de sécurité à protéger en toute impartialité la

    vie et les biens de tous les citoyens sud-africains. "Nous appelons tous

    les responsables du maintien de la paix à débusquer où qu’ils soient, y

    compris au sein de la police et des forces de sécurité, tous ceux qui recourent à la violence pour faire obstacle à la démocratie et aux droits de

    l’homme", a-t-il poursuivi.

    Pas de réconciliation sans justice

    "Notre foi chrétienne nous engage à oeuvrer pour la réconciliation et la

    paix; mais sans justice, il ne peut y avoir ni réconciliation ni paix, affirme le secrétaire général du COE. A notre grand regret, nous avons souvent entendu le mot réconciliation prononcé sans aucun sentiment de repentir ni offre de réparation". Or, de l’avis du COE, la justice exige que

    l’économie soit adaptée pour répondre aux besoins et faire respecter les

    droits des pauvres et des opprimés. "Toute conception de la réconciliation

    qui permettra à l’injustice du passé de continuer ou ne fera aucun effort

    de réparation ne pourra déboucher sur la paix", affirme le pasteur Castro,

    en soulignant notamment la nécessité de restituer aux personnes déplacées

    les terres confisquées par un décret découlant du système d’apartheid.

    (apic/spi/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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