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    Un instrument juridique en faveur de l’avortement

    Afrique centrale: Les évêques de la région rejettent le protocole africain sur la femme

    Kinshasa, 22 juin 2007 (Apic) Les évêques, membres de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique Centrale (Aceac), ont exprimé leur opposition au protocole de l’Union africaine (UA) de 2003, sur l’avortement. A l’issue d’une Assemblée plénière tenue à Kinshasa du 17 au 20 juin 2007, ils se sont déclarés "préoccupés" par la "culture de mort" en Afrique.

    Dans une déclaration publiée par "Le Potentiel", un quotidien paraissant à Kinshasa, les prélats ont estimé que dans certains de ces passages, le protocole "banalise" l’avortement.

    Le protocole a été adopté lors d’un sommet de l’UA à Maputo (Mozambique), le 11 juillet 2003. A ce jour, sur les 53 pays membres de l’UA, neuf n’ont pas signé le protocole. Il est cependant signé et ratifié par 20 autres pays, alors que 24 pays dont la République Démocratique du Congo et le Burundi l’ont signé, mais ne l’ont pas encore ratifié.

    Le protocole "part d’une visée nettement positive". Celle de promouvoir la "dignité de la femme et d’accroître ses chances de développement intégral", reconnaissent les prélats catholiques. Mais, ajoutent-ils aussitôt, une lecture "attentive" de ses articles 4 et 14, laisse "découvrir" un problème "culturel, anthropologique, juridique et éthique", constituant une "menace grave" pour les valeurs de la morale chrétienne et de la culture africaine. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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