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    Montage déchets de mine Mpumalanga 2 Copyright: PPP/Daniel Tillmanns

    Afrique australe: les Églises condamnent les excès de l'industrie minière

    À l’issue d’une réunion tenue à Pretoria, en Afrique du Sud, du 8 au 11 avril 2025, la Rencontre interrégionale des évêques d'Afrique australe (IMBISA) a condamné «les excès» de l'industrie extractive minière subis par les populations de ses pays membres.

    L’IMBISA (The Inter-Regional Meeting of the Bishops of Southern Africa) regroupe depuis 1978 les dirigeants des Églises de l'Angola, du Botswana, de l'Eswatini, du Lesotho, du Mozambique, de Namibie, de São Tomé, de l'Afrique du Sud et du Zimbabwe. Elle veille à faciliter la communication entre toutes ces communautés catholiques.

    Le recours collectif des évêques salué

    Dans une déclaration finale publiée sur son site, l’IMBISA souligne l’omniprésence dans ces pays de problèmes dus aux industries minières et extractives. Elle salue «la sage décision» de la Conférence des évêques catholiques d'Afrique australe (SACBC) d'engager un recours collectif contre les sociétés minières.

    En août 2022, la Commission Justice et Paix de la SACBC avait annoncé, en effet, étudier la possibilité de lancer un recours collectif de mineurs de charbon contre des compagnies minières du pays. Un an plus tard, le 16 août 2023, le recours était déposé en justice. «Il incombe à l'Église d'apporter son aide (...), afin qu'ils puissent obtenir les compensations qui leurs sont légalement dues», avait indiqué la conférence des évêques catholiques, dans un communiqué publié par Vatican News.

    La SACBC doit servir d'exemple à d’autres conférences, ont déclaré les délégués de l’IMBISA. «La nature exploitante des multinationales (EMN) en général nécessite un plaidoyer coordonné et fort aux niveaux politique et communautaire si l'on veut que l'esclavage moderne appartienne au passé.»

    Des lourdes atteintes environnementales

    Tous les pays d’Afrique australe sont confrontés, à des niveaux divers, au problème de l’exploitation minière de leur sous-sol. Les excès de l’industrie extractive détruisent l’environnement, provoquent des problèmes sanitaires, conduisent à des violations de droits humains et génèrent des conflits, ont souligné les évêques.

    Comme le rappelle le CETRI, le Centre Tricontinental de Belgique, l’activité minière est extrêmement polluante. Pour accéder aux métaux précieux (or, diamant, manganèse, uranium, cobalt, aluminium, gaz, pétrole, nickel, etc.), elle déplace des quantités de terres, de pierres, d’eau. Elle nécessite en effet une abondante consommation abondante. Pour un kilo de nickel produit, il faut 377 litres d’eau, et pour un kilo d’or, 225’000 litres!

    En outre, cette industrie contamine les eaux et les sols et accumule énormément de déchets. Elle use ou libère dans son processus nombre de produits chimiques toxiques (cyanure, plomb...).

    Développer les actions de plaidoiries

    Dans leur communiqué, les délégués des pays membres de IMBASA ont aussi appelé les commissions Justice et Paix de leurs Conférences épiscopales nationales à faire pression et à plaider en faveur des populations pour des politiques économiques et sociales «libres, équitables et crédibles». Il s’agit aussi de mobiliser les décideurs politiques et les institutions publiques contre «la culture de violence et de mort» des communautés.

    Les délégués ont réaffirmé l’engagement de l’Église catholique à collaborer avec toutes les forces vives de leurs pays respectifs, pour «une paix durable» dans les communautés. Pour ce faire, ils ont appelé leurs Églises à «des efforts délibérés», afin d’établir des collaborations avec des organismes tels que la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l'Union africaine ou le SCEAM (Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar). (cath.ch/ibc/lb)

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