souhaite un accord rapide avec les USA
Une solution qui ne viole pas le droit d’asile
Panama, 2janvier(APIC) Le Vatican souhaite arriver à un accord rapide
avec les Etats-Unis pour résoudre l’"affaire Noriega". "Il y a une solution
possible qui ne viole ni le principe du droit d’asile ni le statut juridique d’une protection diplomatique; une telle solution est possible sans que
Noriega se soumette à la justice", a déclaré lundi Mgr José Sebastian Laboa, nonce apostolique à Panama. Le procureur général du Panama, Rogelio
Cruz, a entre-temps annoncé l’ouverture d’une procédure judiciaire contre
l’ex-dictateur pour le meurtre de dix soldats lors du pustch manqué d’octobre dernier.
Le nouveau président du Panama, Guillermo Endara, a révélé pour sa part
avoir demandé au Vatican de livrer Noriega à la justice américaine, qui
l’accuse d’être mêlé à un réseau de trafic de drogue international, en relevant que les conditions nécessaires pour un procès contre l’ancien homme
fort du pays ne sont actuellement pas réunies au Panama.
Une "liste noire" au quartier général
Le nonce apostolique avait rencontré dimanche le Commandement sud des
forces armées américaines au Panama pour discuter de l’asile accordé, la
veille de Noël, au dictateur déchu dans l’ambassade du Vatican à Panama.
Mgr Marcos Gregorio McGrath, archevêque de Panama, a demandé à Noriega de
décider "rapidement" ce qu’il va faire. L’archevêque a déclaré à des journalistes qu’il ne voyait pas comment il pourrait forcer Noriega à prendre
une décision. Il n’a "pas de réponse" non plus à la question de savoir ce
qu’il adviendra de l’ex-homme fort du Panama au cas où il quitterait la
nonciature.
Mgr McGrath a confirmé l’existence d’une "liste noire" comportant les
noms de nombreux évêques et hommes politiques trouvée au quartier général
des forces armées panaméennes lors de l’invasion du pays par les soldats
américains. "Channel 8", la chaîne TV appartenant aux forces armées américaines au Panama venait d’annoncer l’existence d’une telle liste de personnes à "liquider". Mgr McGrath n’a toutefois pas donné les noms des personnes qui se trouveraient sur cette "liste noire". (apic/kna/be)