Adhésion de la Suisse au FMI (050391)
Berne, 5mars(APIC) Les oeuvres suisses d’entraide demandent au Conseil
fédéral, en cas d’adhésion de la Suisse au Fonds Monétaire International
(FMI), d’y mener une politique qui serve les intérêts des plus pauvres.
Dans un communiqué publié mardi 5 mars, la Communauté de travail Swissaid/Action de Carême/Pain pour le Prochain/Helvetas estime impératif que la politique suisse au sein du FMI s’inscrive dans les objectifs de la Loi sur
la coopération au développement, "privilégiant l’aide aux pays et populations les plus défavorisés".
En effet, vu le rôle prédominant du FMI face aux économies des pays du
tiers-monde, notamment dans le domaine de l’endettement et des réformes de
politique économique, ces objectifs doivent être pris en compte. Sur le
plan intérieur, le Conseil fédéral est également invité à préciser quelle
politique il entend poursuivre au sein de cette institution internationale.
La politique du FMI jugée "trop monétariste"
Les oeuvres d’entraide sont plutôt critiques à l’égard de la politique
menée dans le tiers-monde par le FMI. Mario Carera, coordinateur de la politique de développement de la Communauté de travail, juge le FMI "trop monétariste" et estime qu’il néglige l’environnement et les coûts sociaux
dans les pays en voie de développement. Il espère que la Suisse pourra tenter d’influencer cette politique dans le sens de la Loi sur la coopération
au développement, tout en sachant que cela ne sera pas facile.
L’Arrêté fédéral réglant l’adhésion de la Suisse au FMI doit donc inclure des principes de politique de développement définissant de façon contraignante le cadre de cette politique, affirment les oeuvres d’entraide.
Celles-ci constatent en outre que la quote-part fixée par le FMI à l’adhésion de la Suisse est inférieure aux attentes helvétiques et rend plus difficile l’octroi du siège que la Suisse revendique au Conseil d’administration du FMI. (apic/com/cor)