Adhésion de la Suisse à la Convention internationale sur (230390)
Prise de position de la Commission nationale Justice et Paix: oui, mais...
Berne, 23mars(APIC) La Commission nationale Justice et Paix a pris position vendredi 23 mars sur l’adhésion de la Suisse à la Convention internationale sur Adhésion de la Suisse à la Convention internationale sur (230390).
Dans une lettre adressée aux conseillers fédéraux René Felber et Arnold
Koller, elle souligne la nécessité pour la Suisse de s’engager à promouvoir
les droits de l’homme à l’intérieur de ses frontières comme sur la scène
internationale et souhaite un renforcement des mesures positives visant à
favoriser la compréhension entre les groupes ethniques vivant en Suisse.
Elle propose en outre des moyens pour y parvenir.
En tant qu’organisation catholique, la Commission nationale Justice et
Paix salue la volonté du Conseil fédéral d’adhérer à la Convention. Elle
approuve plusieurs propositions de l’avant-projet de modification du code
pénal suisse: une définition de la discrimination raciale incluant la notion de croyance et des moyens juridiques pour punir les comportements racistes en Suisse, encore trop fréquents, de l’avis de la Commission. Pour
cette dernière en effet, il importe de se donner ces moyens pour que soit
protégée la dignité de la personne humaine, qui ne saurait être blessée par
l’exercice d’une liberté individuelle.
Les libertés individuelles doivent être garanties face à l’administration publique et la Commission souhaite que tout comportement raciste de la
part d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions soit poursuivi
d’office. D’autre part, Justice et paix condamne la diffusion d’idées et de
théories racistes dans le milieu scolaire.
Lutter contre la discrimination raciale, ce n’est pas seulement punir,
c’est aussi encourager les mouvements intégrationistes multiraciaux à prendre des mesures immédiates dans les domaines de l’enseignement, de l’éducation, de la culture et de l’information pour lutter contre les préjugés et
favoriser la compréhension et la tolérance entre nations et groupes ethniques, relève la Commission, qui s’inspire du texte de la Convention. C’est
dans cette perspective que Justice et Paix attire l’attention du Conseil
fédéral. Elle lui demande dans sa lettre d’intervenir pour éliminer les injustices sociales dont sont victimes de nombreux Suisses, pour inciter les
responsables de l’instruction publique des cantons à favoriser la découverte de l’étranger à l’école et pour fournir à la population suisse les
moyens de s’informer de manière objective sur ce que vivent les requérants
d’asile. (apic/com/cor)