Genève, 31janvier(APIC) Apolitique et d’horizons religieux divers, voire
composé de personnes non croyantes, un mouvement s’est créé dans la ville
de Genève. Il la veut autrement, d’où le nom du mouvement: "Genève autrement". D’inspiration humaniste issus de familles de pensées diverses, les
sympathisants qui le compose pour l’instant entendent combattre le matérialisme et remettre l’éthique au centre des préoccupations genevoises.
La Genève d’Epinal n’est décidement plus ce qu’elle était. Son âme en a
pris un bon coup sous l’empire de la civilisation de consommation qui privilégie l’avoir au détriment de l’être. Cette constatation, une centaine de
citoyens l’ont faites. Ils ont décidé que "ça suffisait comme ça" et mis au
point, en 1989, un projet appelé "Genève autrement". Il vise à travailler à
une sorte de "révolution éthique", car, disent les initiateurs du projet,
"l’égocentrisme, l’utilitarisime et le matérialisme ont porté des coups fatals à l’humanisme".
A l’origine de "Genève autrement": une réflexion, et "le refus de la dégradation éthique observable actuellement". Mais aussi la volonté d’assurer
la primauté de la personne humaine, en harmonie avec le milieu vital. Le
mouvement pourrait définir en trois mots sa raison d’être: humanisme, éthique et écologie.
Pour expliquer son existence, "Genève autrement" dresse une liste de
tout ce qui affecte la société genevoise. L’isolement et la communication
difficile, l’enfermement, la peur d’autrui...; la dégradation de l’environnement; la spéculation foncière éhontée qui fait des ravages dans les foyers, sont, entre autres problèmes, au coeur des préoccupations de ces humanistes.
Tout ou presque est parti d’une série d’articles publiés par le
"Courrier" de Genève. Articles qui auront alors très vite un immense écho:
en
témoigne l’abondance du courrier des lecteurs du journal qui n’a pas manqué
de suivre.