Lucerne, 12novembre(APIC) Le Conseil de fondation de l’Action de Carême
des catholiques suisses a décidé, sous la présidence de Mgr Otto Wüst, au
cours de sa dernière session à Lucerne , d’élargir les compétences du Conseil d’Action afin de permettre aux laïcs d’exercer une coresponsabilité
plus grande. Un concept concernant l’ouverture vers les pays de l’Est de
l’Action de Carême, décidée lors de la session de printemps, a été approuvé. La question de la clé de répartition des offrandes de l’Action de Carême était éaglement au centre des discussions.
La dernière séance du Conseil de fondation s’est déroulée le même jour
que l’assemblée du Conseil d’action sous la présidence de M. Odilo Guntern.
Les deux Conseils se sont préoccupés de la réforme du Conseil d’action, auquel appartiennent 52 représentants des différentes institutions de l’Eglise en Suisse. Le Conseil de fondation a répondu à la demande déjà ancienne
d’un renforcement de la coresponsabilité des laïcs - une problématique
centrale des discussions du Synode des évêques qui vient de se terminer à
Rome - en décidant d’élargir les possibilités d’intervention des laïcs. Les
détails pratiques seront examinés lors de la prochaine séance.
Pas de changements dans la clé de répartition
La clé de répartition des offrandes de l’Action de Carême a donné lieu à
bien des discussions. Jusqu’ici, l’Action de Carême versait 1/3 de ses recettes pour la mission, 1/3 pour l’aide au développement et 1/3 pour les
besoins pastoraux en Suisse. Des responsables de l’Eglise avaient souhaité
que l’oeuvre d’entraide augmente l’aide à la mission au détriment de l’aide
au développement. Un groupe de travail a par la suite examiné tous les projets pour l’étranger. Il est arrivé à la conclusion que la délimitation entre les deux secteurs est difficile à tracer. L’expérience montre d’ailleurs qu’outre-mer "mission" et "développement" ne peuvent être séparés.
L’évangélisation et la diaconie appartiennent toutes deux à la mission de
l’Eglise. En outre on constate que 75% des projets de développement sont
directement réalisés ou présentés par des organismes d’Eglise. Sur la base
de cette réalité, le Conseil de fondation a décidé de s’en tenir à la clé
de répartition utilisée jusqu’ici. Les critères des projets doivent cependant être rééxaminés.
L’Action de Carême s’engage en faveur des chrétiens de l’Est
L’"ouverture à l’Est" décidée au printemps s’est réalisée concrètement.
Le Conseil de fondation, à la demande du Conseil d’action, a décidé de
collborer avec le Fonds d’entraide européen des Conférences épiscopales
autrichienne et allemande. Le Fonds est spécialisé dans l’aide à l’Europe
de l’Est. Cette collaboration rend inutile la création d’un nouveau département de projets dont le coût serait trop élevé. En outre, l’Action de
Carême désire nouer des contacts plus étroits avec l’oeuvre d’entraide "Aide à l’Eglise en détresse", qui travaille depuis 40 ans dans les pays communistes d’Europe.
Le professeur Hans Halter, de Coire, a, comme président de la Commission
théologique, donné un aperçu de la prochaine campagne de l’Action de Carême, qui se fera à nouveau en lien avec "Pain pour le prochain". Cette campagne sera placée sous le thème "Rencontre". Six personnalités du
tiers-monde viendront en Suisse et témoigneront de leur engagement en faveur des droits de l’homme. Des affiches devraient faire connaître ces personnalités au public. Avec "Rencontre" se termine un cycle de trois ans
consacré aux droits de l’homme. Les années 1989 à 1991 seront placées sous
le thème "Justice, Paix, Sauvegarde de la Création".
C’est avec une grande joie que les deux Conseils ont pris connaissance
du résultat de la collecte 1987. Jusqu’au 30 juin, elle a rapporté 20,6
millions de francs. Lors de la séance d’automne on a discuté comme d’habitude avant tout des projets concernant le secteur Suisse. 5,6 millions de
francs ont été accordés à 52 projets. Il faut ajouter à ce chiffre environ
un million de francs pour les besoins des diocèses.
Mme Nathalie Frieden-Markevitch, de Fribourg, est nouvellement élue au
Conseil de fondation, en remplacement de M. Jean-François Giovannini, de
Berne, dont le mandat de huit ans est terminé. (apic/cor)