Un accord historique entre catholiques et luthériens a été signé le 31 octobre 1999 à Augsbourg, mettant fin à une lourde incompréhension entre les deux Eglises depuis la Réforme déclenchée par Luther au XVIe siècle. Le choix d’Augsbourg et du 31 octobre était éminemment symbolique: c’est le 31 octobre 1517 que le moine et théologien allemand Martin Luther afficha ses 95 "thèses". Et c’est à Augsbourg que fut adoptée en 1530 la première synthèse de la nouvelle foi protestante, la "Confession d’Augsbourg". La "justification" concerne le regard fondamental porté par le christianisme sur l’être humain: comment l’homme, avec ses faiblesses et son péché, peut-il trouver grâce devant Dieu et se considérer comme juste ? Si pour Luther et ses successeurs, il est justifié par "la foi seule", la tradition catholique a toujours soutenu que l’homme doit faire ses preuves à travers des "œuvres" pour se montrer digne d’un Dieu qui l’aime. Catholiques et luthériens ont découvert au bout de trente années de dialogue que ces deux positions, poussées à l’extrême, sont aujourd’hui intenables dans leur caractère exclusif. (apic/cip/cx/be)