L’Église anglicane d’Angleterre est à nouveau dans la tourmente après des révélations visant celui qui doit provisoirement en prendre la tête, l’archevêque d’York.
Après la démission en novembre 2024 du primat Justin Welby liée aux lacunes dans le traitement des abus sexuels en son sein, l’Église anglicane est à nouveau secouée par des révélations visant Stephen Cottrell, l’archevêque de York qui doit provisoirement en prendre la tête. Il lui est reproché d’avoir, par le passé, maintenu en poste un prêtre accusé d’abus sexuels.
Les faits, révélés par la BBC, remontent à 2010, l’époque où Stephen Cottrell était l’évêque de Chelmsford, au sud-est de l’Angleterre. Il lui est reproché d’avoir maintenu en poste un prêtre, David Tudor, auteur de plusieurs agressions sexuelles.
Au moins sept femmes affirment avoir été sexuellement agressées par le prêtre lorsqu’elles étaient enfants. Selon la BBC, l’une d’entre elles a reçu une forte indemnisation de la part de l’Église en 2019, et d’autres ont déposé plainte au civil.
Interpellé par la BBC, un porte-parole de l’évêque a déclaré que ce dernier n’avait pas le pouvoir légal à l’époque de licencier le prêtre. David Tudor a officié pour l’Église d’Angleterre pendant plus de quarante-six ans, à Londres et dans l’est du pays, gravissant les échelons de l’institution grâce à ses talents de prédicateur. (cath.ch/ag/mp)