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    Marie_Derain_de_Vaucresson

    Abus sexuels: 1’396 victimes ont demandé réparation, indique l’Inirr

    L’Inirr, l’instance de réparation voulue par les évêques de France pour les victimes de prêtres diocésains, a dressé le 14 mars 2024 le bilan annuel de son action après deux années d’activité. 571 réparations financières ont été accordées.

    Créée en novembre 2021, l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) a été sollicitée par 1’396 personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’Église. À l’occasion de la présentation de son bilan annuel, la présidente Marie Derain de Vaucresson a noté une nette diminution des demandes et une capacité accrue de l’instance pour traiter les dossiers, rapporte La Croix .

    Les chiffres de l’Inirr semblent très en retrait au regard de l’estimation de la commission Sauvé, qui extrapolait à 330’000 le nombre de personnes qui auraient été victimes de pédocriminalité dans l’Église catholique entre 1950 et 2020.

    Spécialiste en psychotraumatisme, Lorraine Angeneau souligne combien «le premier témoignage réveille les douleurs. Jusqu’alors, la parole était invalidée, l’Église, les proches avaient couvert : lever le silence est redoutable. »

    La moitié des victimes qui se sont manifestées étaient âgées de 11 à 15 ans et 39% de 6 à 10 ans. Les agressions ont eu lieu pendant de longues périodes, 42% pendant un à cinq ans, et 20% pendant cinq ans et plus.

    Démarches restauratives 

    Les débuts de l’Inirr en 2022 avaient été difficiles. Près de 100 à 250 demandes tombaient chaque mois alors que l’équipe de référents était à peine constituée. Aujourd’hui, une trentaine d’accompagnants peuvent suivre les victimes. Au 1er mars 2024, le chiffre des personnes accompagnées atteint 868. 571 accords d’indemnisation ont été signées. 45% des personnes ont reçu une réparation financière entre 20’000 et 39’000 euros, et 42% de 40’000 à 60’000 euros. La réparation ne s’arrêtant pas à l’aspect pécuniaire, les personnes peuvent élaborer d’autres démarches restauratives comme une démarche mémorielle, la rencontre d’un représentant de l’Église, un voyage ou un témoignage. .

    Cette montée en puissance s’articule avec un net ralentissement des demandes. Il reste un tiers de personnes qui devront être prises en charge dans les mois qui viennent. Pour sa présidente, le travail de l’Inirr, sans faire office de modèle, participe toutefois au débat largement ouvert de la société à propos des violences sexuelles. (cath.ch/cx/mp)

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