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    Sénégal: L'ACAT dénonce les appels au rétablissement de la peine de mort

    Abolie en 2004, la peine capitale connaît une recrudescence de soutien

    Dakar, 10 octobre 2014 (Apic) L'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) dénonce les récents appels de députés et de théologiens islamiques en faveur du rétablissement de la peine de mort au Sénégal. Abolie en 2004, la peine capitale connaît une recrudescence de soutien suite à des vagues de violence dont se fait écho la presse dans le pays.

    Dans un communiqué publié à l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de la peine de mort, la Fédération internationale de l'ACAT (FIACAT) et sa section locale (ACAT/Sénégal) rappellent que le Sénégal a ratifié en 1978 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Il n’a cependant pas encore adhéré au Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP. "Pourtant, il n’y a aucun obstacle juridique à la ratification de ce protocole par le Sénégal", ont-elles souligné. L’adhésion au protocole aurait "une forte valeur symbolique" car, elle serait conforme à la tendance universelle vers l’abolition de la peine capitale. "Il est donc essentiel que les pays abolitionnistes dans le monde" ratifient ce texte, ont-elles estimé.

    Vers un moratoire de l'ONU sur la peine de mort

    L'ACAT a exhorté le gouvernement sénégalais à soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de l’abolition de la peine de mort dans tous les pays du monde. Cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), l'appel a précisé que l’ONU examinera "prochainement" un moratoire universel sur la peine de mort.

    Selon la FIACAT et ACAT/Sénégal, "la peine de mort est souvent une réaction populiste désespérée face à une recrudescence des crimes violents, mais elle ne résout pas pour autant les causes profondes de la criminalité". Tout en rappelant qu’il existe "d’autres moyens de lutter contre la criminalité", les organisations suggèrent aux gouvernements "d’éradiquer ce phénomène en veillant à l'augmentation des investissements en faveur de l’éducation, du développement de la jeunesse, ainsi qu’à la création d’emplois, à la réduction de la pauvreté et des inégalités socio-économiques". (apic/aps/ibc/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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