A quelques jours de la visite du pape en Tchécoslovaquie (180490)
Rome, 18avril(APIC) "La mentalité des gens est généralement pleine
d’estime pour l’Eglise, car l’Eglise catholique a été en Tchécoslovaquie la
communauté la plus persécutée par le régime et elle a bien su résister", a
déclaré dans une interview accordée à Radio Vatican l’évêque Dominik Hrusovsky, chargé de la pastorale des Slovaques à l’étranger. Cette interview
est diffusée à quelques jours de la visite du pape en Tchécoslovaquie (21
et 22 avril).
L’évêque explique sur les ondes de Radio Vatican au sujet de la situation ecclésiale qu’"on peut parler pour les 40 dernières années d’une situation de ’terre brûlée’". Il ajoute aussitôt qu’"il y a des éléments
d’espoir". Il cite à ce propos l’évêque Necsey de Nitra qui, en arrivant au
Concile Vatican II disait: "Le régime a réussi à éloigné les jeunes de
l’Eglise et de la foi, mais n’est pas parvenu à les conquérir".
L’évêque Hrusovsky relève encore que les jeunes se trouvent dans un vide
contre lequel ils se sont révoltés "en participant durant ces quatre ou
cinq dernières années en grand nombre aux pèlerinages, à divers cercles de
formation, et à des mouvements qui travaillaient dans la clandestinité".
L’évêque souligne enfin que la situation hiérarchique a totalement changé: "Il y a un an, précise-t-il, l’épiscopat était réduit aux limites extrêmes, avec l’ancien cardinal Frantisek Tomasek à Prague, et l’ancien évêque Feranec à Banska Bystrica en Slovaquie, alors que les autres sièges
n’étaient pas occupés..." Aujourd’hui, la situation est complètement bouleversée: "Tous les sièges épiscopaux ont à leur tête un pasteur et trois
sièges métropolitains, Prague, Olomouc et Trnava, avec pour chacun deux auxiliaires", a-t-il conclu. (apic/jt/pr)