Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Une possibilité pas très utilisée en Suisse

    A propos de la messe selon le rite Pie V (220788)

    Fribourg, 22juillet(APIC) En automne prochain, des messes selon le rite

    de Saint Pie V pourront à nouveau avoir lieu dans quelques endroits du

    diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Par cette décision, Mgr Pierre Mamie répondait ainsi à la volonté du pape Jean Paul II, afin de faciliter la

    communion ecclésiale des paroissiens toujours liés à la liturgie d’autrefois. Quant aux intégristes, ils revendiquent, pratiquement comme un label

    de marque, la célébration de la messe traditionnelle en latin. Une rapide

    enquête de l’APIC auprès des ordinariats des diocèses suisses montre que

    certaines paroisses ont déjà recours aux anciennes formes liturgiques.

    Dans la plupart des paroisses aussi, le chant grégorien reste et demeure

    une expression de traditions. Les chorales ne sont-elles pas, en ce sens,

    les porteurs de la culturel de la tradition de l’Eglise ? Quant au "Gloria"

    ou au "Credo", par exemple, il est bien rare de ne pas les entendre chantés

    en latin, comme le confirme la plupart des vicaires épiscopaux dans les

    différents diocèses romands ou alémaniques.

    Après une enquête réalisée dans les diocèses , Rome accorda en 1984 la

    possibilité d’autoriser à nouveau la célébration du rite tridentin. Cette

    permission était toutefois et notamment accompagnée d’une exigence à

    remplir: la pleine acceptation de Concile Vatican II. C’est ainsi qu’à Fribourg, à la chapelle Sainte-Ursule, chaque dimanche est célébrée la messe

    selon le rite de Saint Pie V. Pour le reste, affirme-t-on au vicariat épiscopal, la possibilité d’octroyer cette permission, pour deux ou trois

    endroits par diocèse, sera étudiée après les vacances. Et les formalités et

    modalités, pas encore définie, seront connues en septembre ou en octobre.

    A Fribourg toujours, les mélomanes ont une fois par mois, dans les murs

    de la cathédrale de Saint Nicolas, le privilège d’entendre une messe toujours en chant grégorien.

    Le chant grégorien est davantage qu’une tradition.

    Dans le canton du Valais, relève-t-on au vicariat épiscopal, il est possible aujourd’hui d’assister à une messe selon le rite tridentin. Elle est

    célèbrée à Sion par l’abbé Oggier. S’agissant de la messe chantée en latin,

    la chorale des hommes de la paroisse de Liddes l’interprète le dimanche à

    ll’office de 10 heures. Une coutume parfois reprise par l’abbaye de SaintMaurice, ou le chant grégorien est aussi une tradition.

    Dans les paroisses des cantons du Jura et de Genève, ainsi qu’à Lausanne, aucune messe selon le rite de Saint Pie V n’est pour l’instant

    cèlébrée, cependant que le vicariat de Neuchâtel déclare vouloir examiner

    le problème dès la fin des vacances et sans doute accorder les permissions

    dans le sens voulu par Mgr Mamie. Il appartiendra aux Conseils des vicariats d’en débattre. Quant au chant grégorien, un peu partout les chorales

    ou les céciliennes l’inscrivent à leur répertoire. Au même titre que certains chants en latin.

    Suisse alémanique et Tessin: une situation pratiquement identique

    La situation ne varie guère en Suisse alémanique et au Tessin. A Einsiedeln, à l’intérieur du sanctuaire encore enrichi dès que que s’élève le

    chant grégorien , les moines bénédictins célèbrent chaque jour une messe en

    latin selon le rite de 1969. Les vêpres, elles, sont toujours chantées en

    latin.

    A Soleure, ou se sont récemment rencontrés les doyens régionaux, Mgr

    Hermann Schüepp, vicaire épiscopal de Bâle, a déclaré que sur 1 million de

    catholiques du diocèse de Bâle, seuls entre 500 et 1000, environ, sont intégristes. "Combien sont-ils aujourd’hui après le schisme? Je l’ignore".

    devait-il dire. Quoi qu’il en soit, a ajouté Mgr Schüepp, quelques communautés intégristes qui déjà ne voulaient plus dépendre de Mgr Lefebvre,

    avaient demandé la permission de célébrer la messe selon le rite tridentin.

    Et Mgr Schüepp de révèler: "De telles possibilités existent à Zurich, Bâle

    et Berne".

    Dans le diocèse de Lugano enfin, selon le vicaire général Corrado Cortella, il n’y a aucun motif d’inquiétude concernant le mouvement traditionaliste. Et pour ce qui est de la possibilité de célébrer une messe tridentine avec la permission de l’évêque du diocèse, elle a jusqu’à présent été

    très peu utilisée. Ce que confirme le Père Roland Trauffert, secrétaire de

    la Conférense épiscopale, qui ajoute en forme de conclusion: " On peut voir

    par-là que les lefebvristes n’ont pas pour premier motif la tradition liturgique". (apic/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus