A Monterrey Jean Paul II s’est adressé aux paysans (180987)
tice due aux travailleurs. "Le travail est la clef de toute la question sociale. Il appelle au respect de la dignité des pauvres. Chacun de nous est
appelé à accomplir son propre devoir devant Dieu et la société". Telles
sont les grands accents du discours que prononça Jean Paul II . Dans son
homélie prononcée devant quelque 70.000 personnes, Jean Paul II a encore
évoqué la situation des ouvriers agricoles immigrés. Il a proclamé leur
droit à former des associations. Il s’est adressé aux propriétaires terriens : "respectez les justes revendications de vos frères et soeurs qui
travaillent la terre. Ces revendications incluent le droit de participer
aux décisions concernant leur travail et le droit de s’associer librement
pour favoriser leur promotion sociale, culturelle et économique".
L’atmosphère était bien différente de celle de la veille à Los Angeles :
il est vrai que Jean Paul II passait du milieu citadin au milieu rural. Les
lectures de la liturgie étaient en rapport avec les thèmes agricoles et la
production des travailleurs de la terre. ’’Le Seigneur, a-t-on lu dans le
livre du Deutéronome, vous donnera une bonne terre, avec des rivières et
des fontaines. vous aurez des biens en abondance, du blé, de l’orge, et de
la vie.’’ Un autre passage biblique fut tiré de l’Evangile de Marc : "Le
royaume de Dieu est semblable à un homme qui sortit pour semer..." Et le
pape de commenter : "n’oubliez pas le Seigneur votre Dieu. la tentation est
de construire un monde pour nous-memes, oubliant le Créateur. Or, la terre
est un don de Dieu."
Jean Paul II a également évoqué les valeurs contenues dans le tourisme
comme la distraction, l’enrichissement de la culture de tout un chacun,
l’amélioration des rapports humains au sein de la famille et entre amis.
Bref, a-t-il noté, ’’le tourisme peut etre occasion de bien ou de mal, de
grace ou de péché’’. (apic/bdc/cr)