Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Débat sur les cours de religion à Bruxelles

    A l’Institut Lumen Vitae de Bruxelles (141191)

    Bruxelles, 14novembre(APIC) L’Institut de théologie pour les laïcs, Lumen

    Vitae à Bruxelles, a consacré la journée du 9 novembre à une réflexion sur

    les cours de religion à l’école. Dans une société sécularisée et marquée

    par une grande diversité culturelle, le cours de religion pose aujourd’hui

    des questions nouvelles, qui appellent un large débat.

    Le pluralisme, ce n’est pas accepter n’importe quoi, a d’abord précisé

    le Père Gérard Fourez, professeur aux Facultés universitaires de Namur.

    C’est une "invention culturelle" de la société pour permettre à ses membres

    de vivre en bonne entente avec une diversité d’institutions et de représentations du monde. Le professeur fait une distinction entre les valeurs et

    les "légitimations ultimes" (la religion). Distinction qui modifie la manière de concevoir les projets en commun. Ainsi, la religion ne suffit plus

    à fonder une vie de couple: deux partenaires catholiques ne sont pas automatiquement d’accord sur les mêmes valeurs.

    Le Père André Fossion, inspecteur de religion et professeur à Lumen

    Vitae, estime que l’enseignement religieux garde toutes ses chances s’il

    montre sa capacité de promouvoir les libertés, sa valeur éducative et inspiratrice dans les champs culturel et éthique. Ceci appelle, ajoute-t-il,

    une professionalisation du métier d’enseignant de la religion et une étude

    plus poussée de la pédagogie religieuse. D’autre part, il pense qu’une confédération européenne des enseignants serait aussi souhaitable.

    Situation de l’enseignement religieux en Europe

    La situation de l’enseignement religieux varie beaucoup d’un pays à

    l’autre de l’Europe, relève le Père Fossion. Ainsi, l’Etat français (sauf

    en Alsace-Lorraine) n’intègre pas le cours de religion au programme scolaire et ne rémunère pas lui-même les professeurs de religion. En Grande-Bretagne, l’enseignement religieux est obligatoire, mais non limité à une seule confession. En Allemagne, on peut être exempté du cours de religion et

    en Italie, il est devenu facultatif. Le Père Fossion remarque que de plus

    en plus, l’enseignement religieux ne présuppose pas la foi des élèves.

    L’inspecteur de religion recense sept logiques diverses dans l’enseignement religieux en Europe. Les trois premières sont traditionnelles: le

    cours de religion est conçu comme un prolongement de l’action éducative des

    parents, faisant droit au respect des consciences individuelles et favorisant l’ouverture de l’élève aux valeurs éthiques et religieuses de la société.

    Deux autre orientations, qui tendent à marginaliser les premières, consistent, à partir d’une logique laïciste, à confiner la religion à la vie

    privée et à disqualifier l’enseignement religieux au nom de l’efficacité

    matérielle et de la rentabilité.

    Deux perspectives visent en revanche à réhabiliter le cours de religion

    dans une société sécularisée et pluraliste. L’une mise sur la promotion de

    la liberté religieuse pour favoriser, chez les élèves, la réflexion et

    l’interrogation sur la foi chrétienne. L’autre fait appel à l’inventivité

    culturelle: "Mettre en contact les élèves avec la tradition qui fait partie

    de l’héritage de la société, afin qu’ils puissent en éprouver les ressources toujours vives pour la construction inventive d’un monde sensé, convivial et fraternel".

    Deux conceptions de l’école

    Le Père Fourez observe pour sa part que dans la société pluraliste d’aujourd’hui, il faut distinguer deux conceptions de l’école et il ajoute que

    la place accordée à la morale et à la religion variera selon la conception

    que l’on se fait de l’école. La première, "libérale et démocratique", serait une sorte de supermarché de services éducatifs, éventuellement payant,

    où le débat sur les valeurs n’a pas sa place.

    L’autre conception envisage l’école comme un service public qui se doit

    de proposer une initiation aux principales traditions éthiques, religieuses

    et rituelles en vigueur dans la société. Il affirme en conclusion, que

    l’école publique devrait permettre l’approche de différentes orientations

    spirituelles, pas seulement religieuses. (apic/cip/ap)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus