A l’archevêché de N’Djamena, Jean Paul II a partagé le repas avec les
son message avant de s’entretenir avec eux. Dans son message, le pape revient sur le Synode des évêques africains, qui "donnera un élan nouveau" à
l’Eglise du continent à la veille de l’an 2000, et plus particulièrement
sur le thème de l’inculturation. Il y rappelle en outre que l’annonce de
l’Evangile ne peut se faire en dehors de sa rencontre avec les cultures:
"En vue de l’enracinement toujours plus profond de l’Eglise dans la terre
d’Afrique, a-t-il expliqué, il conviendra, selon les critères de discernement donnés par le Concile Vatican II, de mettre en évidence ces éléments
des traditions qui permettent le mieux de confesser la gloire du Créateur..."
L’inculturation, processus par lequel la foi chrétienne s’incarne dans
les cultures, est donc inhérente à l’annonce de l’Evangile, a insisté le
pape, et aucune valeur humaine authentique n’est étrangère au Christ et
n’est exclue de l’inculturation. "Une réflexion théologique rigoureuse et
structurée sera nécessaire, a encore dit le pape, pour apprécier coutumes,
traditions, sagesse, sciences, arts et disciplines des peuples et faire entrer tout ce qui est vrai, bon et bien de cet héritage dans l’admirable
échange de l’incarnation du Christ".
Jean Paul II a enfin souligné l’importance du dialogue religieux, dont
il a résumé l’enjeu dans cette question: "Comment les uns et les autres entendent-ils accueillir, promouvoir et transformer les richesses du passé
pour mieux répondre aux défis d’une modernité qu’il faut bien assumer en
vue d’un meilleur développement matériel, intellectuel et spirituel?"
(apic/jt/cip/cor/pr)