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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Les attentes de l’abbaye grec-catholique de Chevetogne

    A cinq semaines du Synode des évêques sur l’Europe (251091)

    Bruxelles, 25octobre(APIC) L’abbaye catholique de rites bysantin et latin

    de Chevetogne (Belgique), vient de publier ses "réflexions sur la situation

    religieuse en Europe centrale et orientale". L’abbé Dom Michel Van Parys,

    auteur de la brochure, tente d’y expliquer la raison de la réaction négative de l’Eglise orthodoxe à l’invitation du Vatican au Synode sur l’Europe

    du 28 novembre au 14 décembre. Les moines du monastère de l’unité de Chevetogne s’emploient, depuis sa fondation en 1925, à promouvoir le dialogue

    entre les Eglises d’Orient et d’Occident.

    "La situation actuelle dans les pays d’Europe centrale et orientale à

    tradition orthodoxe offre aux catholiques l’occasion de participer à

    l’évangélisation et de rendre de grands services loyaux et fraternels, à

    condition de ne jamais négliger le respect qu’ils doivent aux chrétiens et

    aux Eglises chrétiennes qui y annonce l’Evangile depuis longtemps. Sinon on

    court le risque d’un énorme contre-témoignage", c’est ainsi que l’abbé Van

    Parys présente le problème de "la nouvelle évangélisation" prônée par le

    Synode sur l’Europe.

    Réflexes nationaux et d’opposition religieuse

    Selon le Père Van Parys, "il existe un réel danger qu’en se précipitant

    vers des actions missonnaires, peu au fait des traditions religieuses et

    culturelles, on fasse plus de mal que de bien". Car la situation est bien

    sûr très différente de celle de l’Occident. Dans cette Europe qui sort du

    marxisme, le processus de démocratisation va de pair avec une adaptation

    pénible au nouvel ordre économique et la recherche de l’identité propre.

    "Ce processus prend souvent la forme de réflexes nationaux ou nationalistes. Il se manifeste aussi en termes d’opposition religieuse. Ce réajustement des rapports entre les croyants et les Eglises entraine aussi des implications matérielles, comme les nombreux conflits autour de la propriété

    ecclésiastique", explique l’auteur de la brochure.

    Le Synode et l’Europe

    Selon l’abbé de Chevetogne, "beaucoup d’orthodoxes en Europe centrale et

    orientale se sentent menacés par l’activité de mouvements catholiques, surtout ceux d’origine récente". Mais sa position quant au Synode demeure

    "l’ouverture": "Il est important que le débat soit ouvert aux observateurs

    des autres Eglises, et que leur apport soit pris activement en considération. Il faut aussi souhaiter que le document final reflète clairement ce

    souci de tenir compte des préoccupations des autres Eglises. L’enjeu dépasse de loin les seules relations entre Eglises: que l’on songe au coefficient religieux du conflit déchirant qui oppose aujourd’hui serbes et Croates". (apic/cip/ap)

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