A Bruxelles en septembre 1992: (011191)
Bruxelles, 1ernovembre(APIC) Après Assise en 1986, puis Rome, Varsovie,
Bari et récemment Malte, c’est Bruxelles qui accueillera en 1992 la
rencontre des représentants des Eglises chrétiennes et des grandes
religions du monde, qui se retrouveront dans la capitale de l’Europe du 1er
au 3 septembre afin de prier pour la paix.
Au lendemain du rassemblement d’Assise, convoqué en octobre 1986 à l’initiative du pape Jean Paul II, c’est la Communauté de Sant’Egidio qui, en
accord avec le Saint-Siège, se soucie d’organiser chaque année une rencontre internationale des grands responsables religieux en vue de promouvoir
la paix.
La Communauté de Sant’Egidio s’est constituée à Rome, en 1968, en milieu
étudiant, à l’initiative d’Andrea Riccardi, son président actuel, aujourd’hui professeur d’histoire du christianisme à l’université romaine "La
Sapienza". Fortement enracinée dans la ville de Rome et dans le monde des
jeunes, la communauté s’est rapidement étendue à d’autres milieux sociaux
et à d’autres villes. Actuellement, plus de 300 groupes chrétiens portent
le même nom dans une dizaine de pays d’Europe, ainsi que dans quelques pays
d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.
Le nom de la communauté lui vient de l’Eglise et de l’antique monastère
de Sant’Egidio, dans le quartier populaire romain du Trastevere où, en
1973, l’asssociation a établi son siège principal. La caractéristique majeure de la communauté, qui comporte 3000 membres à travers le monde, est
de rassembler des laïcs qui, dans leur vie professionnelle comme dans leurs
engagements bénévoles, entendent lier fidélité à l’Evangile, vie fraternelle, solidarité avec les plus pauvres et ouverture au dialogue.
Convivialité d’abord
Comme l’expliquait récemment à Bruxelles le professeur Riccardi, "la
Communauté de Sant’Egidio a redécouvert l’idéal évangélique en faisant de
la solidarité avec les plus démunis une de ses priorités. Que ce soit dans
l’accueil des immigrés et des réfugiés, dans la visite des malades, dans la
lutte contre le racisme, dans la mise sur pied d’écoles populaires ou de
mouvements éducatifs, le travail convivial est indispensable pour faire
échec à la violence et réagir aux phénomènes de désintégration sociale".
La vision du monde et la volonté de paix qui sous-tendent la vie de la
Communauté de Sant’Egidio, l’ont aussi amenée à prendre des initiatives qui
débordent l’engagement local. C’est ainsi, par exemple, qu’elle a offert sa
médiation, aux côtés de l’épiscopat du Mozambique et d’un représentant du
gouvernement italien, dans les négociations de paix entre les parties en
conflit au Mozambique. Ces négociations, toujours en cours, ont été entamées à Rome, en juin 1990.
C’est dans le même esprit que la communauté a fondé, dans le sillage de
la Journée mondiale de prière pour la paix célébrée en 1986 à Assise, l’association "Rencontres internationales hommes et religions" qui, sous la
présidence de Mgr Vincenzo Paglia, organisera un nouveau rassemblement à
Bruxelles l’an prochain.
Sans renoncer à son identité chrétienne et à l’évangélisation, la Communauté de Sant’Egidio entend ainsi "travailler avec tous, avec les pauvres
comme avec les personnes qui se basent sur des références culturelles ou
religieuses différentes".
En Belgique, une Communauté de Sant’Egidio est implantée depuis 1985 à
Anvers, où elle regroupe une cinquantaine de jeunes, qui consacrent une
bonne partie de leurs loisirs à des écoles de devoirs, pour enfants issus
de quartiers populaires de la métropole.
De Malte à Bruxelles
Mgr Luk De Hovre, évêque auxiliaire du cardinal Godfried Danneels à Bruxelles, a ramené de son récent séjour à Malte, où il participait, du 8 au
10 octobre à la 5e rencontre internationale "Hommes et religions", la conviction renforcée "que la paix est possible pour tous les hommes de bonne
volonté et qu’elle passe par la conversion des coeurs". Il souligne également l’importance.......