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    A Bâle, l’espérance ne saurait périr dans les flammes (060789)

    Paris, 6juillet(APIC) Deux événements avaient marqué la cérémonie de

    clôture du Rassemblement oecuménique européen de Bâle "Paix et Justice", le

    21 mai dernier: d’une part l’irruption bruyante d’un groupe de jeunes Bâlois réclamant un lieu de "culture alternative" (ils devaient alors être

    prochainement expulsés du terrain oû ils avaient installé leur centre culturel), d’autre part la plantation d’un tilleul de la paix dans de la terre

    apportée de tous les pays d’Europe et arrosé de l’eau puisée aux sources du

    Rhin.

    Rien, apparemment, ne liait ces deux événements, jusqu’au 3 juin dernier

    : ce jour-là, en effet, un groupe inconnu enduisit l’arbre d’une gélatine

    inflammable et y mit le feu. Dans une lettre adressée aux journaux locaux,

    ce groupe justifiait son geste en affirmant que la paix qui sembla régner à

    Bâle tout au long du Rassemblement oecuménique européen n’était, en fait,

    qu’une apparence. Pour preuve l’expulsion des jeunes du terrain sur lequel

    ils étaient installés, au lendemain du Rassemblement. Le groupe des jeunes,

    pour sa part, tout en regrettant la problable destruction de l’arbre, refusa d’en condamner les auteurs qui avaient voulu, par ce geste, marquer leur

    solidarité: "Ce n’est pas nous qui avons brûlé l’arbre mais ceux qui l’ont

    fait ont voulu nous montrer leur soutien : ne les rejettons pas", ont-ils

    déclaré.

    Cet événement a soulevé beaucoup d’émotion dans les Eglises bâloises.

    Des fleurs ont été déposées au pied du tronc calciné, des messages ont été

    attachés dans ses branches, des mains anonymes ont dressé à côté un panneau

    de bois sur lequel sont écrit ces mots: "L’espérance ne saurait périr dans

    les flammes."

    Les chances de survie de l’arbre de la paix, après cet incendie, sont

    bien minces. Toutefois, pour ne laisser passer aucune chance de le sauver,

    les Eglises bâloises et la municipalité ont décidé de le transporter dans

    les serres de la ville. (apic/mjh/mg)

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